lundi 25 juillet 2011

De retour à Belle-île

Les vacances passent vite et nous avons effectué plusieurs croisières depuis juin,
d'abord avec mon fils Renaud et sa famille sur un océanis 37 qu'il avait loué à Arzal.
Je suis donc parti à Arzal où j'ai laissé Manapany et où ,ayant retrouvé mes enfants et petits enfants, j'ai déposé mon sac à bord de Jade.
Comme nous sommes sortis de la Vilaine un brusque coup de vent nous a forcés à tirer des bords le long de la côte qui va de l'embouchure de la Vilaine à la pointe de St Jacques et plus loin vers St Gildas. Pas très chouette cette côte là; elle n'est pas accore du tout et, dans une brumasse pas possible, il nous a fallu reconnaître les balises et bouées au fur et à mesure de notre progression . Bonne façon de me faire les dents sur un bateau que je n'avais pas en main ! Mais il y avait un excellent traceur à la gouverne et nous pouvions repérer les balises facilement !
Finalement nous sommes arrivés, non sans mal, au Crouesty où nous avons passé la nuit avant de nous réfugier dans le golfe du Morbihan où , s'il y avait du vent, la houle était inexistante.
Une nuit au ponton de l'ile aux moines et Dada ( c'est ainsi que mes petits enfants m'appellent pour me différencier de Daddy qui est leur papa) a joué au babysitter pour que les parents puissent se retrouver et aller dîner aux Embruns .
Je suis très fier de mes petits enfants qui , à moins de 12 ans, parlent tous les 3 trois langues : anglais évidemment puisque leur maman est anglaise et ne parle que l'anglais à ses enfants , le français avec un papa belge mais francophone, l'espagnol, car ils sont allés à l'école en Espagne pendant trois ans !  De plus comme ils viennent de changer d'endroit pour vivre à Rio, ils apprenent le portuguais;  être multilingue, à cet âge là, est un acquis considérable .
Un petit passage à Vannes que Fiona,ma belle fille, aime beaucoup et qui m'arrangeait , moi, car le temps était maussade,
et retour vers Belle-île que toute la famille apprécie comme il se doit .
Il fallait rendre le bateau et donc nous sommes rentrés en passant par La Turballe où nous avons passé la nuit avant de retrouver Arzal ,le lendemain. Nous avions embarqué au Palais les enfants de Sophie la fille de Nicole, olivier et Quentin ainsi que leur Mamy Nicole , nous étions donc 8 à bord.
Adieux émouvants , comme il se doit, et j'étais content de retrouver mon bon Manapany qui nous a ramené  à Port Haliguen où j'ai laissé la mamy et ses petits enfants rentrer par le Bangor. Pour ma part je suis reparti , seul avec Manapany, vers le Crouesty où une autre famille m'attendait : les Féron.
Mais ceci est une autre histoire !

samedi 18 juin 2011

Fin de la croisière à l'île de Ré

Hier, nous étions à La Turballe; si nous y étions restés, on y serait encore bloqués par le Grand Frais qui sévit, en ce moment. Nous sommes donc partis à 3 heures du mat afin de court-circuiter le coup de vent qui s'annonçait. Windguru nous laissait jusqu'à 11 heures - midi avant que les perturbations ne se déclenchent !
Cela s'est avéré correct. A huit heures nous étions à déborder Hoëdic, par le passage des soeurs, puis, l'île aux chevaux , à 9heures 30 nous entrions dans le port du Palais.
Nous avons laissé le bateau dans l'avant port et Nicole a pu profiter des services de la capitainerie pour débarquer plus vite. Il est vrai que l'annexe de Manapany qui s'avère bien pratique dès qu'il faut la transporter sur l'épaule est, par ailleurs, un peu juste pour y transporter, à l'aise, plusieurs personnes.

Nous étions partis le 2 juin avec deux amis que nous avons laissés à La Rochelle, nous avons découvert la crique du Château  à Yeu où nous avons passé une nuit. Nous sommes passés aux Sables et après avoir laissé nos amis à La Rochelle, vieux port, nous sommes allés vers d'autres spots, Nicole et moi : St Martin de Ré ensuite, La Flotte en Ré  où nous sommes restés deux jours et où nous avons rendu le vélo emprunté, il y a un an à Françoise une cousine à Nicole. Nous en avons profité pour visiter ce magnifique marché de La Flotte tenu sous des arches du 12ème siècle et où chalands et clients se bousculent tant il est beau et important. Très coloré aussi par sa variété de légumes et de fruits qui croûlent sur les étals... Le marché de Palais fait une figure de parent pauvre à le comparer à celui-ci !

Voilà, il nous faut désormais préparer le bateau pour nos amis du Nord qui s'en viennent le prendre le 20 et , par ailleurs, j'apprends que je vais commander un Odyssey 37 pour le compte de mon fils et de sa famille . Il va falloir se présenter à Arzal où icelui se trouve, le 4 juillet.

Quand nous sommes partis de Yeu avant-hier, nous avons subi un clapot de Dieu le Père assorti d'un fort vent de 5  à 6 Beaufort. Nicole s'est tapie au fond du carré et a attendu que cela passe !
En ce qui me concerne, j'ai du faire demi-tour pour hisser ma grande voile car il eut été incommode voire même dangereux de la hisser dans cette marmite du diable ! J'ai donc pris un ris et hissé derrière la jetée .
Ceci,  vu que nous avions enfourné plusieurs fois dans la plume ou plutôt dans les lames, nous a permis de vérifier l'étanchéité du liston que j'avais bien calfaté avant de partir mais, il a fallu se rendre à l'évidence, si la couchette de Nicole était bien sèche, de mon côté, par contre, il fallait contrôler le travail car, ma couche était trempée. J'ai vérifié ,ce matin, et j'ai vu où le bât blessait !
Pour le reste, Manapany s'est comporté en bon bateau de père de famille , il est content et moi aussi !

lundi 30 mai 2011

Occupation et voyages de Manapany

On s'est décarcassé pour améliorer l'étanchéité de Manapany qui allait bientôt passer pour le sous-marin du port de Palais. En effet, au niveau du liston, endroit de liaison de la coque et du pont, il y avait des fuites ainsi qu'au niveau des hublots de la cabine avant. Nous avons donc procédé à un massage au Sikaflex (registered) et un petit essai vers le Grand large nous a confirmé que le travail avait été bien réalisé.
Nicole peut dormir tranquille , elle ne dormira pas dans des draps mouillés !

On part Jeudi vers le sud, programme: Yeu, les Sables, St Martin de Ré, la Rochelle et St Gilles, Port la Vie où Nicole va retrouver sa famille.
On rentrera vers le 18 juin pour laisser le bateau aux amis Dunkerquois qui le prennent une huitaine.
Début juillet, nous quittons Manapany pour prendre un 43 pieds réservé pour la famille de Renaud qui revient de Rio . Le skipper change de bateau !
Le 14, 15, et 16 juillet, petit tour dans le golfe et alentours avec Hervé Bellenger et sa famille,
3ème semaine de juillet c'est la famille Féron qui monte à bord au Crouesty,
Le 31 juillet, c'est Corinne , ma nièce, qui vient sur Manapany avec 3 de ses copines, un équipage de filles, ça va nous changer !
le 11, 12 et 13 août Manapany est occupé par mon filleul de Paris et ses deux fils,
Le 15 août,départ avec 4 équipiers pour La Galice , retour prévu le 31 du mois d'août , on rencontrera peut-être une frégate d'Angleterre qui vient attaquer Bordeaux !

En septembre, rien n'est prévu, on va peut-être se reposer ....

samedi 21 mai 2011

Un long fleuve tranquille ? Mon oeil !

Il me faudra bien retourner à Sein et à Molène en plus !
Quand nous sommes partis de l'île de Sein, l'autre jour, nous n'avions pas de temps à perdre car déjà la marée était à la renverse  et il ne faut quand même pas trop jouer avec les heures dans le raz.
Roger, un de mes deux équipiers s'affairait à remonter l'ancre mais celle -ci ne voulait pas se dégager du fond et nous eûmes beau essayer des tractions en avant, en arrière , rien n'y fit. Comme je ne pouvais pas attendre, je donnais l'ordre de couper. Ce que fit mon équipier !
J'ai contacté depuis la mairie de Sein pour signaler le fait et j'attends depuis que quelqu'un veuille bien me la récupérer. Je saurai ce lundi où on en est !
D'accord, Ok pour Sein mais quoi pour Molène ? Nous n'étions pas allés à Molène alors ?
Ben voilà, le même jour de la perte de l'ancre, deux heures après, exactement, nous nous trouvions, vent contre courant dans le raz et tout marin sait ce que cela veut dire: fort clapot et même des vagues de 3 mètres dans le raz. Le Bib ( radeau de sauvetage ) qui était arrimé à l'arrière a cassé son amarrage et le voilà parti au gré des flots. Faire demi-tour alors que nous avions une équipière malade à bord, il ne fallait pas y songer . J'ai donc prévenu le Crossa Etel qui a pris bonne note et mes coordonnées si quelqu'un le retrouvait.
Ce quelqu'un s'est, en effet, manifesté ,quelques jours après que je sois rentré à Belle-île, il m'a téléphoné du Conquet pour me dire qu'il avait retrouvé mon bip qui se baladait dans le chenal du Four, près de la balise de la grande Vinotière ! Elle a donc traversé toute la mer d'Iroise pour se retrouver, pas loin du Conquet et de la pointe St Mathieu entre Molène et la côte ! Comme le gars est originaire de Molène, il m'a invité à venir à Molène pour récupérer mon radeau de sauvetage ! Au moins lui, est sauvé !

Et pourquoi donc voudriez vous que j'aie une petite vie bien tranquille quand on peut faire autrement ? Voilà un moyen un peu fantasque peut-être mais un moyen de se faire des nouveaux amis et , que ce soit dans les îles du Ponant, ce n'est pas pour me déplaire ! Quand même, comme le dirait la grande Sarah !

lundi 16 mai 2011

photos

Les belles petites maisons de l'ile de Sein
Plus haut et moins joli que la phare du Stiff , c'est le surveillant du rail d'Ouessant !













Le repos du guerrier ? Au bout du monde !

Qui voit Ouessant...voit son sang !

L'adage était bien vrai !
Au retour de cette visite d'Ouessant, dans une houle infernale et aux abords de Groix, un coup de roulis m'a envoyer valdinguer contre le chambranle de la porte de la cabine avant, m'ouvrant l'arcade sourcilière et le sang pissait à saloper le plancher de Manapany. Vite, me précipiter sur ma boite de secours y prélever le nécessaire pour les premiers soins : compresses etc...et tempêter contre moi-même pour n'avoir pas prévu ce coup ! Comme si je l'aurais pu. Je ne peux tout de même pas porter mon harnais et  fixer les mousquetons à l'intérieur du bateau !
Je décidais de ne pas continuer ma route vers Belle-île mais de m'arrêter à Groix pour voir un médecin. Résultat : deux points de suture et un tube d'arnica !

Revenons aux débuts de cette fameuse croisière de St Malo !
Après une nuit au mouillage de la Chambre aux Glénans avec Marie , mon équipière du jour qui avait embarqué à Lorient,nous avons fait route vers Audierne où nous nous sommes arrétés pour faire du fuel . Premier déboire: en attendant que la passe d'Audierne ait suffisamment d'eau pour Manapany, nous décidons de prendre un coffre et, comme Marie n'arrivait pas à crocher la bouée, j'ai fait marche arrière de façon à prendre la bouée par l'arrière. Cela n'a pas manqué, un bout trainait sous l'eau au niveau de la bouée et bien entendu, je l'ai pris dans l'hélice . Manapany ne peut pas voir un bout traîner sans sauter dessus ! Quelle mentalité, ça m'en fait trois cette année, je commence à la trouver saumâtre.
Il nous a fallu attendre que Loïc, le plongeur du port, vienne nous délivrer de cette malencontreuse situation. Faudra que je m'achète un coupe orin car il serait déjà bien amorti !
Passer le raz de Sein, le lendemain et tirer un long bord  entre Thévenet et Sein, direction Ouessant , au meilleur du près , virer de bord  avec en point de mire le cap de la chèvre et l'intention d'aller à Morgat faute de pouvoir aller à Camaret. Le vent était bon et Manapany filait plus de 6 noeuds ; nous sommes finalement arrivés à Douarnenez où nous attendaient Hervé , le mari de Marie et ses enfants.

samedi 14 mai 2011

Balade en mer d'Iroise, Ouessant, Sein !

L'ennui, avec la marine à voile ,c'est qu'on ne peut rien prévoir de certain à l'avance sauf à vouloir se faire mal !
La preuve....
On avait prévu d'aller à St Malo, pas de St Malo !
On avait prévu qu'on serait au moins trois ... et on ne fut que deux et encore pas dans les conditions de pouvoir y aller. Mon équipière ne demeurant que 4 jours et n'embarquant que le samedi soir.
Un équipier que je devais prendre à Lorient  s'est blessé, juste avant le départ, et, ne pouvait plus utiliser sa main droite, il a donc renoncé.
Et puis les circonstances ont fait que, à Audierne, un peu avant de partir, on s'est payé un bout qui traînait dans le port. Donc un jour à attendre le plongeur qui voudrait bien nous délivrer...
Rien  ne fut perdu cependant, à part le fait que je ne pouvais pas assister à la Convention des AA de Bretagne qui avait lieu à St Jacut de la mer. L'interprétation que j'en fis c'est qu'il valait mieux que je n'y allasse point ! Peut-être allai-je rencontrer des gens à éviter, peut-être que j'y allais dans le but de me faire valoir et que cela n'était pas bon pour moi, va savoir , Charles ! les plans de la Puissance Supérieure ne sont pas de mon ressort et il vaut mieux les prendre tels qu'ils sont! Ce que je fis et je n'eus pas à le regretter !
Car...On a visité l'île de Sein et Ouessant que je n'avais jamais vus.. Magnifique !