Début du mois, j'ai pris mon sac àdos et je m' en suis allé, par monts et par vaux, une fois n'est pas coutume, rendre visite à des amis équipiers .
Je suis donc parti en passant par ma plateforme préférée à Paris, chez Pascale et Pierre chezqui je suis resté 3 jours en attendant d'avoir un blablacar vers Mulhouse, chez les Ginglinger .
Chez Pascale , haute plateforme parisienne , j ai plein de lectures diverses et également des disques en veux tu en voilà dont j'ai usé et abusé comme à l accoutumée. Pascale travaille et Pierre aussi donc je suis seul à la maison le temps que...eh bien, je suis allé visiterle parc de Sceaux, juste à une portée d'arbalète de Robinson , là où habite Pascale . Je venais de voirun reportage de de Carolis sur ce parc dessiné par Lenôtre pour le bon Colbert dont le château était la résidence . Il vient d'être restauré suivant les planches anciennes telles que Lenôtre les a dessinées . Muy hermoso !
Mon rendez vous blabla était à l'aéroport Charles de Gaulle ; je suis parti 1 heure d avance car je savais que je risquais de me tromper et, en effet, je ne suis pas descendu au bon arrêt du RER et finalement j ai établi mon quartier général à l hôtel Ibis tout proche et où j'ai payé mon café 6 €
Le gros avantage c'est qu'à ce tarif là, on vous fout une paix royale vu qu'il n'y a pratiquement pas de client .
Un autre Monsieur attendait, également, à l'endroit fixé, et comme je me doutais qu'il attendait la même personne que moi, nous avons lié connaissance ! Il allait à Mulhouse mais notre conducteur s'arrêtait à Colmar ! Qu'à cela ne tienne me dit mon compagnon de route, ma femme vient me chercher à Colmar, nous vous ramènerons à Mulhouse !
C'est ainsi qu'après 5 heures de route, nous atteignîmes Colmar, le temps de photographier le fronton transparent de l'entrée de la gare de Colmar et de l'envoyer à Nicolas pour lui faire un clin d'oeil de sa ville natale !
jeudi 28 novembre 2013
mardi 26 novembre 2013
Gijon probleme résolu
Nous avons trouvé une solution au problème financier qui lourdait la bourse de Manapany.
Pas encore tout à fait mais cela évolue dans le bon sens et j'en suis très heureux !
Mauvaise nouvelle, par contre , le génois de Manapany ayant subi un coup de tabac lors de la balade aux approches de la Teignouse avec Dimitri et son ami notre génois donc a morflé et n'estpratiquement plus bon à rien sauf par petit temps. J'en ai trouvé und'occase sur le site microsailing et qui correspond à la longueur de mon guindant soit 10 m et à la dimension de la bordure ( 4,50 m) pour la somme de 445 € mais je vais encore attendre un peu vu que je vais me faire opérer des deux mains en janvier et que le rétablissement est de 2 mois !
J ai encore une sortie à faire avec un apprenti que je vais aller chercher au Crouesty le 2 décembre prochain .
Comme je n avais pas un bon appareil, j ai trouvé dans une broquante un petit Pentax qui pourrait très bien convenir mais il n y a plus de carte mémoire et j en ai commandé deux chez Amazon . Patience donc, je vous promets de m'améliorer de ce côté là !
Pas encore tout à fait mais cela évolue dans le bon sens et j'en suis très heureux !
Mauvaise nouvelle, par contre , le génois de Manapany ayant subi un coup de tabac lors de la balade aux approches de la Teignouse avec Dimitri et son ami notre génois donc a morflé et n'estpratiquement plus bon à rien sauf par petit temps. J'en ai trouvé und'occase sur le site microsailing et qui correspond à la longueur de mon guindant soit 10 m et à la dimension de la bordure ( 4,50 m) pour la somme de 445 € mais je vais encore attendre un peu vu que je vais me faire opérer des deux mains en janvier et que le rétablissement est de 2 mois !
J ai encore une sortie à faire avec un apprenti que je vais aller chercher au Crouesty le 2 décembre prochain .
Comme je n avais pas un bon appareil, j ai trouvé dans une broquante un petit Pentax qui pourrait très bien convenir mais il n y a plus de carte mémoire et j en ai commandé deux chez Amazon . Patience donc, je vous promets de m'améliorer de ce côté là !
vendredi 22 novembre 2013
mercredi 6 novembre 2013
Les cinq Glinglins à bord
Les vacances à bord de Manapany
Ou la cure de jouvence bretonne
Et comment retrouver l’ambiance et l’insouciance de nos 20
ans
Mais 20 ans plus tard…et avec nos enfants…déjà grands
Bruno Emmanuelle Louise Edgar et Alix
L’ histoire commence ainsi et déjà l’imprévu bienvenu
Originaire de St Jacques où j’ai passé toutes mes grandes
vacances en famille d’aussi loin que je
m’en souvienne et même avant !
Cette tradition familiale s’était effilochée dans la durée
puisque nous n’avons plus des vacances d’étudiants !! Et depuis quelques années seuls nos 3 enfants
Louise Edgar et Alix profitaient de leurs vacances chez les grands parents à
saint Gildas de Rhuys, de la mer mais côté plage et de la voile mais côté
planche.
Nous avions décidé
pour cet été 2013 de revenir en Bretagne pour des vacances familiales au sens
large auprès des grands parents, arrière-grand-mère, oncles, tantes, cousins,
cousines et tout plein de copains d’enfance…
Le programme devait pour moins de monotonie se diviser entre
le continent et les iles Houat Hoëdic et Belle-Île pour faire découvrir aux enfants un peu plus que la plage du clos
de l’iles endroit certes charmant de prédilection de mes parents pour leur baignade
quotidienne mais d’un horizon limité pour deux ados et une fillette en quête
d’aventure…
En cherchant une
location sur Belle-Ile je suis
tombée sur l’annonce de Charles et son Manapany qui mieux qu’un point fixe sur
l’ile me permettrait aussi de faire découvrir aux enfants une autre partie de
ma jeunesse estivale. Les petits voiliers habitables nous avaient permis de
faire pas mal de cabotage dans le coin à
l’époque et déjà quelques belles pêche aux maquereaux…
La perspective de se retrouver tous les 5 sur un voilier
était à la fois un challenge, nous ne connaissions pas encore le capitaine, une
joie infantile doublée d’ une légère angoisse sur la fenêtre météo et les
réactions de chacun à la promiscuité, je peux bien l’avouer maintenant !
Nous ne connaissions Charles que de nos échanges mails et
téléphoniques fort sympathiques, son blog m’avait également mise en confiance
mais j’emmenais 4 alsaciens avec moi…leur bagages et aussi les vivres pour 8
jours…les 2 voitures de mes parents étaient pleines et nous avons réussi à tout
caser (en poussant un peu ) dans les 9,5 m de Manapany… Notre capitaine ayant
eu la bonté d’âme de nous offrir sa cabine avant alors même que nous
embarquions le jours de son anniversaire…
Le reste n’est qu’enchantement…un rêve de vacances en
famille…de découverte de la navigation sereine sans stress sans heurt avec même
un peu de pêche à la traine ou à la ligne,
un peu de quart nocturne sous la voie lactée dans une crique agitée, de
marche sur les îles, de plongeon dans la mer d’huile, d’abordage et d’amarrage
dans la douceur, de coucher de soleil sublimes, de navigation au gré des vents
et de la marée…
La météo était de la
partie et vu le peu d’espace dont nous disposions cela a aussi contribué à notre bien-être. La route s’est décidée au fil de l’eau si l’on
peut dire et en une semaine le « cahier des charges »initial a été
bien rempli.
J1. Départ immédiat
du Croesty direction le petit port de houât pour diner et nuit douce à couple
pour amarinage nocturne en souplesse de l’équipage un peu novice pour la
plupart.
J2. Après un café avec des copains de Mulhouse au bar de
l’ile,( les grands esprits se rencontrent), escale obligatoire à la grand plage
de Houat mais un peu à l’écart des touristes il faudrait pas
confondre ! Puis nouvelle nav vers
l’ile d’Hoëdic où vu les vents le petit
port ne nous promettant pas une nuit calme nous avons mouillés dans une
crique…quelle bonne idée… pour tester l’ancrage dans la houle, pour éprouver
l’amarinage des matelots et admirer la voie lactée quelques heures avant de
dormir aussi quelques heures dans le tambour de la machine à laver en mode
essorage aléatoire.
J3. Visite de Hoëdic, c est rigolo comme elle tangue cette
ile d’ailleurs … repas sur l’ile
histoire d’appareiller rapidement après
manger pour Belle ile la bien nommée. On en a profité pour régater un
peu avec un bateau à la coque jaune, « la motte de beurre » à
gagner à l’entrée au port mais pas du tout avenant, il c’est faufiler
rapidement au-delà de l’écluse, sans égard.
Au milieu des remparts de pierre et des bateaux tous plus
beaux et plus grands les uns que les autres en ces temps de mi aout, les hors
bords du port vrombissait comme des guêpes régulant les entrées avec célérité
et efficacité, impressionnant ! Avec aussi chacun un petit coucou au
passage, à Charles mascotte locale manifestement. Nuit au calme, cette fois, même si le
pétrolier nous a levé un peu tôt le bon pain livré par Charles a fini de nous
réveiller.
J4.J5. Ballade dans le port et à la plage tt prêt mais
impossible de louer une mehari ou autre ! les parigots ont louer tous les véhicules
il faudra s’y prendre à l’avance la prochaine fois.
Du coup on a le temps d’aller visiter la magnifique idée du potager « partagé » et de sortir les
pommes de terre.
A Palais, entre boutique et magasins d’accastillage, il y en
a pour tout le monde,(un peu trop de monde d’ailleurs) même un marché histoire
de recharger en fruit et légumes frais et de gouter aux talents culinaire de
Charles…les enfants en rêvent encore de ce couscous !
A défaut de véhicule terrestre le tour de l’ile on le fait
par la mer du coup. Na ! Escale à Sauzon puis pèche au thon (pour la rime
parce que des thons on en a pas vu ni des bars d’ailleurs sauf chez les
pêcheurs)
J6. La mythique Ster-Vraz pour le bain le diner et le
coucher de soleil WAHOO ! Encore une journée magique et un maquereau
mariné en apéro. Nouvelle nuit de houle
c’est le cirque ds la crique demain on vise un port…
J7.Belle journée de navigation vers le continent pour
loulou, sieste pêche et lecture au choix
c’est les vacances, et ce soir relâche pour le cuistot c’est resto Pizza top et
nuit à la trinité la dernière sniff.
J8. Comme pour prolonger encore un peu…étirer la
semaine… c’est pétole… pas un pet de zef
pour rejoindre le croesty ; on petit déjeune tranquille et on hisse la
voile ensuite. Arrivée à quai comme
prévue samedi 11h.
Mais la vraie réussite de ces vacances c’est celle d’une
belle rencontre avec une belle personne.
Charles est toujours d’une humeur gaie, chantante, le regard pétillant d’humour, la perspicacité
du vieux loup de mer, l’authenticité de l’expérience et il a aussi la
gourmandise généreuse et chaleureuse de la vie ce qui fait de lui bien plus qu’
un capitaine, un Ami Marin avec qui il fait bon naviguer deviser et partager.
Belge Bavard Bon comme le bon pain (comme celui des marins
de Belle-Ile !!) en un mot tu nous manques et nous t attendons de pied
ferme en Alsace très bientôt pour de nouvelles aventures.
D’ailleurs pense à me ramener les épices de la marinade s’il
te plait Charles.
Longues vies à toi et à Manapany
j’ai mis un « s » car il me semble que vous en
avez déjà eu plusieurs et cela n’est pas fini…







Emmanuelle passagère comblée
vendredi 4 octobre 2013
Le retour de Gijon
Nous n'étions plus que trois à faire le trajet Gijon Belle-ile mais nous partions en escadre avec Panous du Crouesty bateau qui appartenait à un couple composé de Jacques et de Jacou,et un autre bateau un Oceanis 32, celui de Gérard, l'homme qui a mis la main au bon endroit pour résoudre notre panne d'électricité, tout à fait par hasard et qui, lui rentrait à La Rochelle.
Notre équipage comportait Gurvan et Guy et nous avions programmé avec Jacques un départ le jeudi matin alors que le vent se serait calmé et nous porterait dans la bonne direction. Un près bon plein de Noroît.
La grande voile était réparée, il faut dire que les Espagnols savent ce que cela veut dire l'urgence et ils ont bien travaillé et en temps et heure !
Cap sur Belle-île dans un premier temps et, les premières heures avec un peu de moteur pour atteindre les 5 nds de moyenne, plus tard, on stoppa le moteur et nous marchions à 5 / 6 nds durant le reste de la journée et une bonne partie de la nuit. Nos amis qui avaient de meilleures voiles que nous , plus neuves, nous ont largué et je leur ai dit, par radio, de ne pas nous attendre.Au matin du deuxième jour, le calme nous fit remettre le moteur et puis, nous avons rentré le génois, marchant comme les Hollandais avec Grande voile et moteur.
Gurvan qui craignait que le moteur ne s"arrête , comme il l'avait fait à deux reprises, s"était mis en tête que s'il l'alimentait en fuel à la moindre vétille, il marcherait mieux et c'est ce qu'il a fait durant les 15 heures qui suivirent jusqu'à ce nous n'ayions plus de fuel en réserve.
A 40 milles de Yeu vers laquelle nous nous sommes dirigés sachant que nous n'aurions plus de vent ce jour là, nous avons décidé de jouer le tout pour le tout et de consommer les 40 litres qui restaient dans le réservoir.Cela s'est très bien passé et nous sommes arrivés à Yeu vers 18h 30 juste pour nous installer près de Panous qui était arrivé à midi.
Des dauphins et d'autres bestioles plus importantes on en avait vu toute la nuit précédente, ils nous accompagnaient sans relâche, montrant qu'eux aussi, ils étaient des amis de Manapany et cela nous l'avons bien senti !
Guy nous a quitté le lendemain car il devait rentrer à Paris et le plus simple était de prendre la vedette pour aller à la Fromentine et de là un bus vers Nantes.
Après des adieux à nos amis de Panous et une bonne nuit au port, nous sommes rentrés Gurvan et moi à Belle-île avec un bon petit vent pour franchir la Loire et, un peu après la mi-route, une demi-douzaine d'heures de moteur . Nous sommes arrivés à Palais à 19,30 juste quand l'écluse ouvrait ses portes.
La croisière s'était achevée sur une bonne note, Gurvan était très content d'avoir fait cela et a même ajouté 100 € sur le compte qu'il devait à Manapany voulant par ce geste m'épargner une partie des frais occasionnés par la déchirure du génois.
Notre équipage comportait Gurvan et Guy et nous avions programmé avec Jacques un départ le jeudi matin alors que le vent se serait calmé et nous porterait dans la bonne direction. Un près bon plein de Noroît.
La grande voile était réparée, il faut dire que les Espagnols savent ce que cela veut dire l'urgence et ils ont bien travaillé et en temps et heure !
Cap sur Belle-île dans un premier temps et, les premières heures avec un peu de moteur pour atteindre les 5 nds de moyenne, plus tard, on stoppa le moteur et nous marchions à 5 / 6 nds durant le reste de la journée et une bonne partie de la nuit. Nos amis qui avaient de meilleures voiles que nous , plus neuves, nous ont largué et je leur ai dit, par radio, de ne pas nous attendre.Au matin du deuxième jour, le calme nous fit remettre le moteur et puis, nous avons rentré le génois, marchant comme les Hollandais avec Grande voile et moteur.
Gurvan qui craignait que le moteur ne s"arrête , comme il l'avait fait à deux reprises, s"était mis en tête que s'il l'alimentait en fuel à la moindre vétille, il marcherait mieux et c'est ce qu'il a fait durant les 15 heures qui suivirent jusqu'à ce nous n'ayions plus de fuel en réserve.
A 40 milles de Yeu vers laquelle nous nous sommes dirigés sachant que nous n'aurions plus de vent ce jour là, nous avons décidé de jouer le tout pour le tout et de consommer les 40 litres qui restaient dans le réservoir.Cela s'est très bien passé et nous sommes arrivés à Yeu vers 18h 30 juste pour nous installer près de Panous qui était arrivé à midi.
Des dauphins et d'autres bestioles plus importantes on en avait vu toute la nuit précédente, ils nous accompagnaient sans relâche, montrant qu'eux aussi, ils étaient des amis de Manapany et cela nous l'avons bien senti !
Guy nous a quitté le lendemain car il devait rentrer à Paris et le plus simple était de prendre la vedette pour aller à la Fromentine et de là un bus vers Nantes.
Après des adieux à nos amis de Panous et une bonne nuit au port, nous sommes rentrés Gurvan et moi à Belle-île avec un bon petit vent pour franchir la Loire et, un peu après la mi-route, une demi-douzaine d'heures de moteur . Nous sommes arrivés à Palais à 19,30 juste quand l'écluse ouvrait ses portes.
La croisière s'était achevée sur une bonne note, Gurvan était très content d'avoir fait cela et a même ajouté 100 € sur le compte qu'il devait à Manapany voulant par ce geste m'épargner une partie des frais occasionnés par la déchirure du génois.
jeudi 3 octobre 2013
Un peu de laisser aller ? ou beaucoup...ou...
Il faut que je vous le dise, si j'avais été tout à fait prêt, il y a treize ans pour partir...jamais je ne serais parti.
Il y a des choses qui arrivent sur les bateaux et que vous n'avez pas prévu et cela a beau passer pour de l'
imprévoyance , il n'y a rien à y faire. Il m'est arrivé beaucoup de trucs et il m'en arrivera encore. Vito Dumas qui est parti de la baie d'Arcachon sur un bateau qui faisait eau ne s'en est pas moins bien sorti à traverser l'Atlantique et devenir une référence marine malgré cela ! Je peux en citer beaucoup d'autres : Moitessier sur son Marie Thérèse qui a coulé aux Chagos et Alain Gerbault qui n'arrêtait pas de réparer ses voiles en loques et qui a mis plus de cent jour pour sa première traversée.
Depuis 13 ans je peux maintenant mesurer et surtout relativiser les choses.
Je me souviens d'autrefois, quand j'approchais d'un port, j'étais sur le qui vive me demandant comment cela allait se passer et il m'a fallu plusieurs années pour me rendre compte que cela allait très bien se passer et que il me suffisait d'approcher pour voir très exactement comment cela se présentait.
C'est pour cela que je suis relativement serein sur Manapany parce que j'ai confiance en lui et que tant qu'il flotte, et que j'aie une voile ,même un mouchoir de poche, je n'ai pas peur...
Le tout c'est d'être capable de faire face à de l'imprévisible sans déclencher le May day pour finalement pas grand'chose .
C'est Jack London qui disait: un marin c'est celui qui est capable de naviguer seul sur un petit bateau,
Je me contente de cette référence et je me dis : je suis un marin...
Il y a des choses qui arrivent sur les bateaux et que vous n'avez pas prévu et cela a beau passer pour de l'
imprévoyance , il n'y a rien à y faire. Il m'est arrivé beaucoup de trucs et il m'en arrivera encore. Vito Dumas qui est parti de la baie d'Arcachon sur un bateau qui faisait eau ne s'en est pas moins bien sorti à traverser l'Atlantique et devenir une référence marine malgré cela ! Je peux en citer beaucoup d'autres : Moitessier sur son Marie Thérèse qui a coulé aux Chagos et Alain Gerbault qui n'arrêtait pas de réparer ses voiles en loques et qui a mis plus de cent jour pour sa première traversée.
Depuis 13 ans je peux maintenant mesurer et surtout relativiser les choses.
Je me souviens d'autrefois, quand j'approchais d'un port, j'étais sur le qui vive me demandant comment cela allait se passer et il m'a fallu plusieurs années pour me rendre compte que cela allait très bien se passer et que il me suffisait d'approcher pour voir très exactement comment cela se présentait.
C'est pour cela que je suis relativement serein sur Manapany parce que j'ai confiance en lui et que tant qu'il flotte, et que j'aie une voile ,même un mouchoir de poche, je n'ai pas peur...
Le tout c'est d'être capable de faire face à de l'imprévisible sans déclencher le May day pour finalement pas grand'chose .
C'est Jack London qui disait: un marin c'est celui qui est capable de naviguer seul sur un petit bateau,
Je me contente de cette référence et je me dis : je suis un marin...
mercredi 2 octobre 2013
Mais c'est bien sûr !
Merci aux amis de Manapany qui m'ont répondu ! D'ailleurs dans le sens que je pensais et qui est du bon sens. Ma responsabilité est engagée dans tout ceci et , contrairement à ce que me dit Hervé, je ne veux pas me déculpabiliser. Donc, il faut que j'assume , je ne sais pas encore comment mais je le ferai !
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