samedi 5 avril 2014

John

John c'est mon voisin et ami depuis quelques temps ! C'est vraiment un crack de la mécanique et c'est lui qui, mettant la main dans le cambouis a pu déceler assez rapidement les causes de l'ennui que j'avais , en permanence, avec le moteur de Manapany . Il a fallu que je lui raconte l'historique du moteur, comment j'avais remplacé le nable ( bouchon) du réservoir par une pinoche en bois et que j'avais déjà eu des soucis de préfiltre à cause de cela .
Il a donc littéralement sorti le réservoir ( rien ne résiste à John !) vérifié et enlevé l'eau qui se trouvait au fond ainsi que les saletés, il a vérifié tout le circuit et puis, comme il avait encore un doute à écouter le bruit du moteur, il a démonté l'embout d'entrée du préfiltre et a trouvé la cause ... comme un bout d'ouate, juste à l'entrée du préfiltre .
J'avais visité, à plusieurs reprises, ce préfiltre mais je n'avais pas pensé au raccordement en question !
Là voilà ta panne m'a -t-il dit en sortant la saleté qui obstruait le conduit ! Fortiche mon gars !
En plus, il m'a installé une poire sur le conduit qui mène au préfiltre : ainsi, me dit-il, tu n'aura aucune difficulté pour réamorcer ton arrivée de gasoil, au cas où !


vendredi 4 avril 2014

Trouvé la panne !

L'autre jour, , comme il faisait beau, je suis parti vers le Crouesty, avec un bon petit vent ! Il ne faut pas s'en étonner, depuis des mois, Manapany et moi on est plutôt impatients de retrouver nos marques en mer. Avant la Teignouse, nous avons doublé un ketch blanc à arrière norvégien qui avait toute sa toile . J'avais deviné en effet que ce type de bateau ne  pouvait pas rivaliser avec Manapany mais que nous le doublions avec un ris, j'en étais étonné.
C'est en arrivant au Crouesty ou plutôt, à 300 mètres des bouées d'entrée que le vent a refusé et le moteur aussi. J'ai appelé aussitôt la Capitainerie et Delphine, que j'avais en ligne me demanda d'approcher des bouées mais je ne pouvais pas car la renverse était là et je dérivais lentement vers Méaban . On vous envoie quelqu'un me dit-elle !
 Le canot est arrivé avec deux personnes à bord et ils m'ont pris en remorque . Un des gars  a pris la barre mais une fausse manœuvre ( il s'est appuyé dessus ) et il a cassé la barre; il restait juste un moignon ! On a fait une réparation rapide avec du grey tape, vous savez le Gafer,ce tape utilisé dans toutes les circonstances, par les techniciens de l'équipe de production de cinéma Gabin-Fernandel
 qui travaillaient, souvent, avec des moyens très réduits. Cela a suffi jusqu'à notre entrée au Crouesty . Une fois là, j'ai appelé Gil et Franck, mes potes, et je leur ai expliqué l'histoire .Gil m'a suggéré d'attendre le lendemain et d'aller avec mon canot chercher du gasoil , si jamais...
Le lendemain j'étais tout fier de leur annoncer que , non seulement j'avais réussi à remettre le moteur en route après avoir fait le plein ( en fait, il ne manquait que moins de 10 litres ) .
J'avais nettoyé le préfiltre et j'avais purgé l'arrivée de gasoil , le moteur s'est mis en route donc, je croyais avoir trouvé ! mais ce n'était pas cela , comme nous le verrons plus loin.
Gil et moi avons placé deux éclisses sur la barre pour l'améliorer et je suis reparti le lendemain vers Belle-île .
J'ai trouvé un clapot de Dieu le père à la sortie du chenal mais j'ai pu hisser ma grande voile et prendre le vent . C'est à ce moment que le moteur m'a encore une fois lâché. Je n'ai même pas essayé de le remettre en route, j'avais du bon vent et j'ai continué à la voile.
En arrivant 4 heures après à l'entrée du port de Palais, le moteur a refusé à nouveau de démarrer et, comme j'avais le vent dans le cul, j'ai affalé ma grande voile et suis rentré, à la voile, dans l'avant port, réduisant mon foc, au fur et à mesure de façon, qu'en arrivant aux petits pontons flottants, j'ai viré et me suis aligné correctement et en douceur le long  de ce ponton en mettant Manapany au vent du ponton, de telle manière que je pouvais m'y appuyer . Je suis arrivé chez Nicole avant elle pour le dîner !
 


lundi 24 mars 2014

Brouillard aux Béniguets, le Captain aux aguets !

Chose promise à Marie et à Le Go , je leur avais réservé 4 places et un petit tour de 4 jours dans les environs. En arithmétique d'avant guerre, cela faisait 5 personnes à bord dont trois ados de 14 et 15 ans.
Je me pose la question de savoir si c'es moi qui devais me les farcir ou si ce n'est pas plutôt eux qui devaient se payer le vieux ronchon ? L 'Histoire nous le dira.
Ils sont arrivés avec force bagages comme si on entreprenait  deux fois le tour de la planète, c'est à peine s'ils n'avaient pas pris un bateau de rechange ! On a donc condamné la couchette cercueil qui a fait l'office de  soute et on est parti de l'endroit du rendez vous, à Port Haliguen, vers Belle-île, le lendemain matin.
Nous avons laissé notre bateau dans l'avant port de Palais, sur les petits pontons provisoires où , pour l'instant, il n'y a pas foule !
Le lendemain, ils en ont profité pour visiter la Citadelle Vauban et pour louer une voiture avec laquelle ils ont parcouru toute l'île de long en large passant par les Poulains, Port Coton, Locqmaria etc...Il faut dire que sur les 85 Km2 de l'île cela fait pas mal de choses à voir et moi-même qui suis ici depuis dix ans, je ne connais pas tout, sauf, par la mer et encore !
Et c'est le lendemain que cela s'est corsé.
Hervé avait l'intention de rentrer assez rapidement aussi nous mîmes à la voile dès 10 heures, le lendemain et nous sommes partis vers les Béniguets avec l'idée de rentrer directement à Port Haliguen mais voilà que le brouillard s'est levé et qu'on ne voyait pas à quinze mètres. C'est à peine si nous distiguions les phares d'entrée du port alors qu'ils étaient à portée de main. Nous sommes partis quand même nous disant qu'il nous fallait franchir la passe avant que la marée ne se renverse afin d'éviter d'avoir le courant contre nous. Nous avons donc fait route sans y voir quoique ce fut mais nous avions confiance en notre traceur sur l Ipad  ainsi que sur mon petit GPS portable qui nous renseignaient sur le cap à suivre.
On est passé les Béniguets sans visibilité sauf , à quinze mètres de nous, la perche Ouest qui se trouve sur un caillou juste à la sortie du chenal. Bien calculé Navionics !
Nous voilà donc dans la baie de Quiberon , on pouvait souffler.
Ensuite, comme nous étions tous fatigués, fatigue due à la tension , nous nous dirigeâmes vers La Trinité car pour rentrer à Port Haliguen, il aurait fallu tirer bords sur bords et cela nous aurait retardés. Une faiblesse du moteur qui nous poussait depuis un bon bout de temps me fit penser à une panne de fuel. Nous avons coupé le moteur et nous nous sommes dirigés vers les balises d'entrée  du port mais nous sommes tombés sur la bouée sud des Buissons que grâce à notre traceur nous avons pu contourner facilement , n'y voyant toujours pas grand chose.
Nouvel avatar: nous n'avancions plus car le vent était tombé.Le courant était contre nous ! J'ai pris la décision de remettre le moteur  en route et nous sommes arrivés à 19 heures à nous amarrer sur un ponton .
Quand,  après une bonne nuit, et une bâfrée de pâtes à la mode de Le Go soit, moitié Carbonara, moitié Bolognaise ( c'était par ailleurs succulent, je ne sais pas comment il fait !) nous avons décidé de risquer d'aller au moteur faire du fuel et , à notre grande surprise, en fait, il ne manquait que 7 litres pour  que le réservoir soit plein. Nous avons donc eu peur pour rien !
Je suis rentré seul à Belle-île, après avoir déposé Hervé et ses jeunes à Port Haliguen après une heure de route mais en ayant cette fois le courant dans le cul ! après quoi, j'ai repris, seul, immédiatement la route, dans le but de profiter du courant pendant une heure encore pour repasser la Teignouse dans les meilleures conditions.





samedi 8 mars 2014

Ça y est

Content de  s'ébrouer, Manapany , son skipper et Gurvan ont pris la route du golfe de Morbihan et tant qu'à faire, de Vannes pour profiter, enfin, du beau soleil. Mais voilà, les marins ne sont jamais contents  et il nous a fallu aller vers Houat au moteur. A noter que ce n'est pas si mal vu que les batteries avaient grand besoin d'être rechargées.
Avant de passer dans la baie de  Quiberon, nous sommes aller jeter l'ancre dans la crique des Béniguets histoire d'attendre que le jusant s'inverse pour faire place au flot.
Pas de chance pour mon bon équipier, en relevant l'ancre, Gurvan s'est fait mal et ne pouvait plus marcher.

Nous avons changé de rôle et je suis devenu l'équipier !  Gurvan avait très mal dès qu'il essayait de s'appuyer su sa jambe droite . Mais nous avons continué notre route , avons attendu deux bonnes heure en face de Port-Navalo avant de pouvoir entrer dans le golfe pour, finalement arriver à Arradon où nous nous sommes arrêtés pour passer la nuit. Nous savions, en effet, que l'écluse de Vannes n'était ouverte que le lendemain matin à dix heures.
Quand nous sommes arrivés à Vannes, je suis allé demander de l'aide à la capitainerie et Pascal, le capitaine du port m'a suggéré d'appeler les pompiers. Ils sont arrivés dix minutes après et comme je l'ai dit à Gurvan, il a fait une entrée remarquable et même, remarquée dans le port de Vannes.
Diagnostic après 6 heures d'attente aux urgences à Chubert : un tendon cassé, il faut opérer. C'est aujourd'hui que cela se fera et Gurvan m'a demandé d'amener son sac à l'hôpital cet après-midi.
Je sens gros comme une maison que je vais reprendre la route seul, mais avant cela je tiens a passer dans une grande surface pour acheter un chargeur de batterie pas cher car les 155 € pour la batterie sophistiquée qu'il faudrait pour bien faire est démesurément chère pour moi et je préfère attendre et me contenter d'un chargeur d'appoint. Il est vrai que , quand mon moteur tourne, les batteries se rechargent à bloc et, comme je vais sortir pas mal, je n'aurai besoin de ce chargeur que lorsque l'on reste à quai ! Comme j'ai retrouvé l'ami Franck, il va m'a amener cet avant midi à Carrefour et nous monterons cela dans l 'aprèm après avoir rendu visite à Gurvan. .

dimanche 2 mars 2014

Manapany n'en finitpas de se rhabiller !

Les finances de Manapany sont à peine remises de leurs émotions que voilà que mon chargeur et répartiteur de charge des batteries sont morts. Grâce à mon voisin mécano, John, nous venons de commander ce qu'il faut mais ma carte bleue a été secouée de 252 € . On avait bien besoin de celà !
 En même temps nous avons commandé une nouvelle jauge ; il est vrai qu'il est pénible de ne pas savoir où en est le niveau de pétrole !
Je découvre, enfin, comment il faut appréhender le problème des batteries tellement qu'il est vrai que je n'en ai pas eu du tout, depuis l'achat de Manapany, ce qui fait que je ne m'en suis jamais préoccupé, outre mesure.Il en est de même que pour les voiles et le moteur ; depuis que je me suis renseigné sur le remplacement de mon génois, j'ai appris comment on mesure le guindant , la chute et la bordure d'une voile. Avant cela, je ne savais même pas quelle surface faisait mon génois ; maintenant, je sais. Quant aux filtres du moteur, il m'a fallu avoir des pannes dues au préfiltre à gasoil, l'avoir titillé, moultes fois pour en chasser l'eau qu'il contenait pour, enfin, savoir à quoi il servait !
Encore un coup de vent annoncé pour demain soir mais il semble que cela commence à s'amenuiser et j'espère que d'ici au 8 mars le temps se sera calmé car j'attends mon bon ami Le Go, un des amis de Manapany et ses 3 jeunes accompagnants pour cette date !
D'ici là, je vais aller faire un tour dans le golfe histoire de voir comment se comporte mon nouveau génois !

lundi 17 février 2014

re essai

C’est la mi-février


Nous voilà repartis pour une nouvelle saison !
Nous n’avons pas pu naviguer sérieusement durant les deux derniers mois écoulés, je me suis fait opérer du canal carpien en tout début de janvier et le chirurgien m’a recommandé de ne pas travailler avec la main opérée durant six semaines ; on y est presque et je peux déjà utiliser cette main aux ¾ de sa puissance, enfin, je le pourrais mais je ne le fais pas, pour l’instant du moins.
Il est vrai aussi que depuis plus d’un mois, les coups de vent successifs m’auraient empêché de partir. Je n’ai jamais vu cela : 83 alertes de grand frais ou de coups de vent depuis le 1e décembre ! De la pluie pratiquement tous les jours. Qu’on ne me dise pas que c’est normal : ce n’est pas normal. Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester mon gènois que j’ai reçu il y a quinze jours. Il fait un peu plus chiffonné que le génois en composite que j’avais précédemment mais il m’a tout l’air d’être bien et c’est ce qui compte !
Je comptais partir à Lorient avec Manapany pour rendre une visite à mon cardio mais les coups de vent annoncés me font renoncer à cette idée : trop fort, trop de houle, pas possible pour l’instant  Je ronge mon frein !
Confirmation   de la croisière de St Malo, l’équipage est au complet et cette fois je pense que nous aurons un bon équipage avec Gurvan , Franck, le mécano d’élite, Armand qui va remettre cela et Emile qui a l’habitude des forts courants de la Manche,qui de plus est Malouin . Nous comptons sur une météo favorable et c’est tout ce qui compte.

14 février
Les coups de vent s’enchaînent sans discontinuer voilà que nous attendons carrément un force 10 pour ce soir, il est 17 heures passé et cela commence à souffler. Je suis sur Manapany bien au chaud, dans le bassin à flot de Belle-ile au Palais.
Je commence à penser sérieusement que ce mauvais temps finira bientôt et j’en suis à faire mon inventaire de ce qu’il faudrait changer en matériel : le fusées qui sont périmées, vérifier les exctincteurs et en rajouter un dans la cabine avant. Changer mon ancre car je me suis aperçu que le soc charrue était difficile à manœuvrer et que parfois il dérapait ; John, mon voisin qui est très gentil me propose de prendre la sienne pour 30 € comme c’est une britanny, je crois qu’elle est moins chiante à manœuvrer et qu’elle tiendra mieux. Bref, de quoi m’occuper en début de saison !
Je viens de découvrir un nouveau logiciel qui permet de repérer les cargos qui sont sur la zone , il ne m’en a coûté que 3,50€ et tu peux même repérer les bateaux de croisières équipés d’une balise à Mindelo dans les îles du Cap vert. C’Est évidemment très intéressant en cas de brume pour repérer les gros machins qui sont proches et ainsi les éviter : sur Marine Traffic . Impressionnant, le nombre de bateaux qui sont dans le rail ! Je peux même voir le trafic de nos navettes le Vindilis et le Bangor qui font la liaison entre Quiberon et Belle-île. Je peux situer également les bateaux qui sont à l’ancre, à l’abri de la tempête, au nord de ce magnifique bouclier qui s’appelle : Belle-île ; connaître leur nom, leurs caractéristiques et même leur destination, leur nationalité et ce qu’ils transportent.
C’est dingue !