mardi 20 janvier 2015

Thaï Thaï !


 L important d’abord !



J’ai reçu, de la part de mon fils, Renaud, un billet d’avion pour Bangkok !
Passer par Paris était une nécessité première, j’y suis allé avec un co-voiturage qui de plus, m’a  embarqué à Quiberon.

A Paris, Pascale, une amie de Manapany, m’a logé chez elle, excellent motif pour la revoir et papoter toute la soirée, et, en plus du gîte, elle m’a offert le couvert ! Des amis comme elle, c’est très précieux et effectivement, j’apprécie ! Bon pour un week end sur Manapany, Pascale !
Le lendemain j’ai pris le RER B qui m’a amené à Roissy.
Je suis parti sur le fameux A380 de la Thaï air, ce qui,  en principe, est tout à fait contraire à mes idées d’écologiste bon teint mais…comment faire si je voulais voir mes enfants et mes petits enfants sans passer par là ? Je me voyais mal à traverser l’Atlantique et le Pacifique pour, enfin, arriver dans le golfe de Siam avec Manapany ! si j’avais eu 30 ans de moins, je n’aurais pas hésité ! Bref, j’ai bien fait de partir et de vivre une expérience de plus, moi qui n’étais jamais allé en Asie .
Au départ, j’ai été stupéfait de la puissance de cet A380, le dernier en date des Air bus . Sûrement, pensais-je, il doit consommer 10.000 litres de Kérosène dès que le pilote lâche les freins. Ahurissant !
A mon arrivée, petite difficulté avec la douane parce que je ne pouvais donner l’adresse de mon fils mais je suis passé, malgré tout, la préposée, sans doute, s’était dit «  je ne vais pas ennuyer ce pauvre vieil homme ! » et elle a balancé son tampon de visa !

Première impression : chaleur et moiteur , j’avais l’idée qu’un orage se préparait mais non, le ciel était clair ,ce ne pouvait être que le climat tropical car tropical, il l’était ! 33 ° !
Deuxième impression : les fils électriques qui pendouillent en fagots et les pubs : des panneaux immenses dominant le nœud autoroutier ! Quant aux buildings, New-York peut aller se rhabiller !

Retrouvailles de mes petits enfants que je n’avais plus vus depuis deux ans :Zoë, la plus grande ( 15) est devenue une belle petite jeune fille, Maya (12) la matheuse qui jongle avec son kubikub et sa pyramide est encore une gamine mais, malgré ses jeux permanents avec le petit Louis, on s’aperçoit qu’elle va quitter l’enfance bientôt ; le petit Louis (9), lui est devenu un accroc  de l’ordinateur à un point tel que Fiona,ma belle-fille, a du couper l’accès à la Wifi ! Au grand dam de son grand’ père, il a trop souvent tendance à parler anglais mais à une telle vitesse que je ne puis suivre la conversation. Renaud leur avait fait la leçon de ne parler que le français tant que Dada était là mais, chassez le naturel, ils ne pouvaient pas s’en empêcher, la langue anglaise étant leur véhicule linguistique le plus courant.

Fiona, ma belle-fille, est une parfaite maîtresse de maison : Malgré les 400 m2 de surface, et avec l’aide de sa bonne, Boun –Tien, il y fait propre, je n’ai pas retrouvé la même propreté chez des voisins ou amis. Elle traite, par ailleurs Boun-Tien comme une partenaire plus que comme une domestique, différant en cela la plupart de ses homologues qui ont plutôt tendance à abuser de leur domesticité. Les heures de prestation de Boun-Tien sont beaucoup plus cool que celle de ses égaux. Elle ne travaille pas plus de 8 heures par jour, dispose de tous sesweek-end . La norme étant une sorte de néo-colonialisme que ne pratique pas du tout ma belle-fille ; je suis fier d’elle !
Elle suit des cours de Thaï, ainsi que des cours d’art, d’encadrement ; elle a un nombre invraisemblable de livres d’art sur les villes  où la famille est passée de Madrid à Tripoli , de Tunis à Rio, vraiment un centre culturel et géographique rare que l’on trouve partout dans la maison. Elle a également, acheté une effigie du Bouddah qui est en bonne position , dans le salon, ainsi qu’un buste de Bouddah, qui se trouve dans son living-room. Elle a aussi une attirance pour la photo, surtout de la famille imitant en cela la vénération que les Thaï ont pour leur Rama (roi)dont on voit des photos tout au long des routes !
Le lendemain de mon arrivée, nous sommes partis Fiona et moi visiter un peu la ville avec le chauffeur Watt, et nous avons visité Watt-Pho, le grand temple, le plus connu, avec son grand Bouddah revêtu d’or , couché , sur une longueur de 40 m environ ! J’ai aussitôt, acheté un chapeau fait de papier et de polyester pour me protéger du soleil permanent  qui frappait fort. Nous sommes allés ensuite dans un petit restaurent le long du fleuve d’où l’on pouvait voir les barques effilées à moteur qui faisaient sur la rivière un tohu-bohu assourdissant et des vagues d’étrave qui venaient frapper les pilotis du restaurant de façon continuelle.
Très belle journée pour me réhabituer à la vie normale et au décalage horaire !

Mon fils Renaud, comme le dit Fiona, il bosse ! Il gagne très largement sa vie car pour habiter un lieu et une villa pareille, il ne faut pas vivre, comme moi, au raz des pâquerettes ! Ceci dit, il est très généreux, à preuve, le billet d’avion qu’il m’a offert plus tous les frais à sa charge une fois sur place. Son métier : géologue et il bosse pour une Société pétrolière, ceci expliquant cela.

Nous sommes partis, le surlendemain, vers Koh Kut, une de ces îles paradisiaques qui se trouvent dans le golfe de Thaïlande, à 5 heures de route de Bangkok, au sud. Pour des raisons de sécurité et non parce qu’il frime, la firme de Renaud ne veut pas que ses membres importants conduisent eux même et voilà pourquoi Watt le chauffeur nous drivait à travers  Bangkok et même, toute la Thaïlande. Très pratique, évidemment ! Comme Renaud avait pris congé, il avait réservé une paillote ou plutôt, un petit chalet à deux chambres dans un hôtel qui donnait en plein sur une baie aux eaux tièdes et limpides.

jeudi 15 janvier 2015

De retour dans les zones fraîches

Oui, nous y sommes allés et ce fut une expérience magnifique. La famille, notre famille, asiatique avait mis les petits plats dans les grands et m'a reçu de façon royale.Après un vol sur un A380 de la compagnie Thaï, j'arrivais à  Bangkok vers 7 heures du matin .Impressionnant le vol sur ce type d'avion, le dernier né des Airbus ; je ressens encore cette puissante vibration du départ où on doit consommer des tonnes de carburant mais pour un bidule de 560 tonnes c'est normal!
Voyage direct Paris- Bangkok , trajet que je suivais sur la carte par le truchement du petit écran placé sur le siège précédent.12 heures de vol mais étant habitué aux heures de navigation, en mer, je n'ai rien éprouvé de pénible, au contraire !
Mon fils m'attendait à l'aéroport avec Watt son chauffeur qui était d'une prévenance toute maternelle vis à vis de Khun Pho comme il m'appelait .Il faisait le tour de la voiture pour m'aider à descendre et me prenait par le bras; vraiment, très attentionné ! Tous les Thaïs sont très prévenants surtout avec les personnes âgées ! Je n'en revenais pas de ces courbettes, les deux mains jointes à chaque fois que vous passiez devant eux ou simplement , pour vous dire merci !
J'ai donc, après deux ans,  retrouvé mes enfants et mes trois petits enfants : Fiona, Renaud et Zoë, Maya et Louis , le facétieux. Fiona, ma belle-fille m'a attribué la chambre de Louis , chambre avec salle de bain attenante, comme les autres chambres d'ailleurs.
La villa, située dans un parc protégé où se dressaient neuf propriétés de même acabit ! Celles ci sont occupées par des personnages importants ou des cadres supérieurs .Une piscine se trouvait à l'intérieur d'une sorte d'atrium ouvert mais alors, grand l'atrium !
Superbe la demeure, 400 m2 de surface et entourée d'arbres dont des bananiers et cocotiers.





jeudi 11 décembre 2014

Bangkok

Yes, we can...

Que voilà une bonne nouvelle : nos parents de la lointaine Asie m'invitent à aller passer les fêtes de fin d'année à Bangkok
Ici, il fait relativement froid et le vent n arrête pas de nous bousculer tandis que là-bas nous frôlons les 30 ° et plus. Et , cerise sur le gâteau, la vie y est infiniment moins chère !
Je crois que je vais bien en profiter !
J'ai trouvé un petit jeune qui est en train de nettoyer et de donner une forme à mon livre qui devrait paraître sur Kindle et sur Kobo , incessamment, sous peu . Ce jeune est graphiste et cherche du travail mais par les temps qui courent...Dès que je dispose de la dernière version, je vous l'enverrai .
En tous cas, merci à Fiona et à Renaud de m'avoir fait parvenir les billets d'avion !

lundi 1 décembre 2014

A moitié vide ou aux trois quart ?

Où ma bêtise n'a d'égal que mon manque de mémoire !
Cinq fois non dix fois que cela m'est  arrivé ! En fait, quand j'ai fait venir mon ami Franck de Vannes pour la réparation d'urgence qui s'imposait je ne me doutais pas le moins du monde, qu'à la vérité, le réservoir était vide....!!!!
Je téléphone à Gilles qui se rend de Sarzeau à Vannes pour aller chercher notre ami , il le fait de bon coeur, comme lui seul sait le faire . Franck se met au boulot vérifie l'arrivée de fuel amorce la pompinette, vérifie le décanteur, on met en  route , ça marche ! oui mais en fait, si cela marchait c'était parce que Manapany ne gîtait pas et que là, dans le calme du port, il y avait encore suffisamment de fuel pour faire tourner le moteur.
Verdict de Franck : peut-être que le plongeur qui aspire le fuel dans le réservoir est fendu ou brisé et donc l'air y pénètre et empêche le fuel d'arriver.... Fais tout de même le plein histoire de rester au dessus du niveau fatal...
Le lendemain je me rends à la pompe et commence à remplir le réservoir, je mets cinq litres de fuel et le bruit caractéristique du réservoir plein arrive à mes oreilles; pas possible pensai-je, j'ai  certainement consommé plus de cinq litre en ayant fait Lorient Belle-île pratiquement au moteur cad 30 milles en ensuite une partie de Belle-île au  Crouesty, non cela ne se peut ! et je rajoute du fuel et là, surprise, je mets plus de 25 litres.
Et voilà le secret de l'histoire, quand au bout de cinq litres la pompe s 'est mise à refouler, ce n'était pas parce que le réservoir était plein  mais c'est du à la pression de l'air dans le réservoir .
Je raconte l'affaire à Franck qui se marre ...Ben oui, il faudrait un évent dans le réservoir pour qu'il ny ait plus de reflux.
 Ah, que j'en veux à John de m'avoir monté une jauge qui ne fonctionne pas !
Moralité, mais, je me connais, je vais oublier ! : j'ai commencé à tenir le nombre d heures de moteur sur le journal de bord. Chose que tout le monde fait mais moi, non,  puisque je suis le plus intelligent... !

lundi 24 novembre 2014

Des déboires , encore !



Panne de moteur !


Mais ce n est pas vrai ! je venais de virer de bord pour me présenter dans le chenal d’entrée du Crouesty que voilà une fois de plus mon moteur qui me lâche ! Mes voiles étaient affalées et je prenais tranquillement mon cap et puis…patatras !
Maudissant le trafic infernal et le bruit insupportable du  quai Gambetta au Palais, j’avais décidé de partir vers d’autres cieux : le Crouesty  me disais-je, j’y serai bien plus tranquille. Quand je suis sorti de l’avant port de Palais j’ai trouvé un vent fort, de la mer et de la boucaille . Bof, ça commençait bien ! J’hésite sur la conduite à tenir, faire demi-tour ?  c’était probablement ce que j’avais de mieux à faire mais voilà, je ne suis pas sage et, têtu comme un Wallon peut l’être,  je suis parti quand même. Tout a valdingué dans la cambuse,les casseroles par terre, le frigo renversé les tiroirs ouverts mais rien de cassé ! En outre, Joseph, mon pilote automatique ne pouvait pas tenir dans cette mer formée et il m’a lâché dès le premier quart d’heure !  Courageusement, j’ai  repris la barre et me suis , dans un premier temps, dirigé  vers les Béniguets mais voyant que j’étais au près, dans cette mer là, je décide d’abattre et d’aller plus au portant vers la Teignouse . J’ai donc pris mon fidèle Garmin et l’ai questionné pour connaître le cap : 34 me dit-il ! J’obtemperais et  trouvais une mer toujours agitée mais plus maniable puisque j’avais le vent de travers.  Une heure après, je vis au travers de la brume se profiler les premières bouées de la passe, j’étais soulagé et une demi heure plus tard, je laissais la Teignouse derrière moi et trouvais une mer un peu plus calme dans la baie de Quiberon . Je filais, en permanence 6 nœuds, on allait vite, on serait au Crouesty  dans moins de deux heures.
Effectivement je passais la bouée sud Méaban vers cinq heures de l’après midi, j allais battre mon record ! Je mis mon moteur en route à 500 m des bouées d’entrée  et affalais mes voiles . Le moteur s’arrêta soudainement, j’essayais de le remettre en route mais rien à faire il ne voulut point !
Je me mis à dériver lentement vers Méaban mais j’ai , immédiatement, relâché mon génois et  me dirigeai vers la passe d’entr ée du golfe du morbihan , je passais Port Navalo, la mer était plus calme mais sachant que la marée descendait depuis deux heures,  je me doutais que je n’irais pas loin ainsi et que je serais arrêté avant la Jument et Berder.  Je me suis donc mis face au vent autant que faire se peut, ai abattu mes lazy jacks pour faciliter la montée de la grande voile et suis parvenu non sans pester un peu, à hisser ma grande voile qui allait me permettre de faire demi-tour.
Je connais très bien la passe et le chenal d’entrée du Crouesty  mais la nuit était tombée car il n’était pas loin  de 7 heures du soir . Je voyais les feux d’entrée de loin et les feux d’alignement pour me guider et je décidais d’y aller plutôt que de faire plus d’une heure de route pour rentrer à Port Haliguen . Mais de nuit ? sans moteur ? et la mer qui commençait à descendre ?
A Dieu Vat, on y va ! Le vent me maintenait au largue et je passais la première bouée à pleine vitesse, ma hantise était de cogner les autres  si je ne les voyais pas mais je les vis et choisis de longer les vertes je passais les deux phares d’entrée du port pour trouver un calme tellement absolu que je craignais de ne plus avancer suffisamment pour trouver un ponton.  J’y parvins en évitant un gros trawler qui se trouvait amarré, sur ma route, J’en profitais pour me déhaler sur lui et arrivais finalement, en pompant avec mon gouvernail, à un ponton qui semblait mis là exprès
Deux personnes m’avaient entendu arriver et m’aidèrent à m’amarrer . mais….
Le lendemain matin à 8 heures , comme je finissais de déjeuner, un bateau qui arrivait de Camaret se présenta. Ils me dirent que  j’étais à leur place. C’ètait l’Atlantica, un voilier de 58 pieds, presque deux fois  la longueur de Manapan y ; je le connaissais pour l’avoir vu à Belle-île. Je proposais au capitaine de me pousser un peu plus loin et finalement,ils me larguèrent au ponton V3  où je réussis à m’amarrer avec l’aide d’autres personnes qui avaient repéré que j’étais en difficulté . C’est à ce moment là que l’on s’aperçoit que bien lancer une amarre est  une qualité primordiale pour un marin !


 

lundi 17 novembre 2014

Groisillons, Groisillonnes, je vous ai compris !

Comme j avais hâte de rentrer sur Belle île, je suis allé me mettre à l abri à Port Tudy , en vue de reprendre la route le lendemain!
Il se fait que, après avoir consulté la météo, j aie préféré opter pour demain, mardi ,en effet, la mer est encore relativement forte au niveau d Birvideaux et je me méfie .
Je suis donc allé saluer et encouragé les trois mères qui font la grêve de la faim et, pour marquer ma solidarité , j ai hissé le grand pavillon wallon  sur lequel j avais, au préalable fait imprimer le logo Insulaire  solidaire ! Comme le pavillon est jaune avec le coq de Paulus , rouge, cela est du plus bel effet !  Bien que je ne sois pas en harmonie totale avec le mouvement, je suis, pour cette manifestation des mères, tout à fait derrière elles!  Mon souhait cependant serait de voir une remise à plat de la façon de vivre à Belle île, privilégiant surtout une modestie des moyens favorisant la diminution drastique de tout ce qui est polluant. Il ne faudrait pas tomber dans le travers des bonnets rouges qui ne veulent pas changer quoique ce soit sur leur façon de vivre et continuer à polluer sous prétexte de sauver des emplois ! Pour ce qui me concerne, un emploi qui pollue est un mauvais emploi !

vendredi 14 novembre 2014

Retour en force

Oui, il était temps !
Je n ai plus écrit une seule ligne depuis mai, a ma grande honte mais voilà, je n ai
plus mon excellent ordinateur qui s est euthanasié tout seul car un peu vieux . Sam l a donc liquidé !
Bien des choses se sont produites depuis cette date et la plus marquante fut le décès de Nicole qui fut ma compagne durant 7 ans ! Ceci fut un très grand changement dans ma vie et je suis toujours un peu perdu à l heure actuelle, ne retrouvant plus mes marques bien que je fasse le fanfaron en naviguant presque sans arrêt depuis cette date fatidique du 28 juin .
Nous avons fait de nouveux amis  sur Manapany outre quelques amis qui nous ont revenus comme Lu et Nicolas qui nous sont arrivés en juin , Walter notre ami parisien nous a amené deux nouveaux amis  ! Il ya eu aussi Florence  et son mari Anthony  qui ont d abord fait un petit tour à leur petite fille , dans le golfe pour qu'il ny ait pas trop de mer !
Des Bordelais,   aussi , les Souloumiliac que nous sommes allés chercher à Lorient  et qui  sont venus à 5 comme les Ginglinger ! Et enfin mais pour une journée seulement, les deux biches, qui nous venaient de Chambéry que nous avons prises au Crouesty pour les emmener dans le golfe, deux soeurs en goguette et qui se sont amusées comme des petites folles ! Moi aussi d'ailleurs! Elles ont pris plein de photos  mais comme je travaille sur mon I pad je ne sais pas très bien comment les insérer ! Je leur demanderai de les mettre dans leurs commentaires aisi qu' aux Soubiliac !
Tous ces amis ont profité d un soleil magnifique , c était la cerise sur le gateau !