Vous ne me croirez pas mais à part quelques chutes à l'eau involontaires et tout habillé, je n'ai jamais pris le moindre bain à Belle-île, les eaux étant pour moi, beaucoup trop froides !
Mais là, en Thaïlande, nous avions pas loin de 28 à 30 ° dans l'eau et donc, mes petits enfants ont fait en sorte que je reprisse palmes masque et tuba pour visiter les fonds. Ils se méfiaient un peu des réactions de leur vieux cachalot de grand père et c'est pourquoi ils m'encadraient très fort, à juste titre d'ailleurs car c'était un scoop.
Ok ya pas beaucoup de monde mais ils étaient tous à l'eau ou sur la plage !
Fiona a passé son examen de plongée Padi; assez surprenant car, de mon temps, il fallait une bonne année d'entrainement avant de pouvoir passer son brevet inférieur ici en une dizaine de jours tu passes tout !
Le matériel est par ailleurs, bien plus sophistiqué et plus sécurisant que dans les années soixante
Une sorte de vessie natatoire est disposée sur l'ensemble et tu peux monter et descendre à ton gré
sans qu'il soit besoin de nager vigoureusement avec ses palmes pour effectuer les dites manoeuvres. Il suffit d'actionner un bouton pour opérer de la même manière qu'avec une montgolfière!
mardi 24 février 2015
mardi 20 janvier 2015
Thaï Thaï !
L important d’abord !
J’ai reçu, de la part de mon fils, Renaud, un billet d’avion
pour Bangkok !
Passer par Paris était une nécessité première, j’y suis allé
avec un co-voiturage qui de plus, m’a
embarqué à Quiberon.
A Paris, Pascale, une amie de Manapany, m’a logé chez elle,
excellent motif pour la revoir et papoter toute la soirée, et, en plus du gîte,
elle m’a offert le couvert ! Des amis comme elle, c’est très précieux et
effectivement, j’apprécie ! Bon pour un week end sur Manapany,
Pascale !
Le lendemain j’ai pris le RER B qui m’a amené à Roissy.
Je suis parti sur le fameux A380 de la Thaï air, ce
qui, en principe, est tout à fait
contraire à mes idées d’écologiste bon teint mais…comment faire si je voulais
voir mes enfants et mes petits enfants sans passer par là ? Je me voyais
mal à traverser l’Atlantique et le Pacifique pour, enfin, arriver dans le golfe
de Siam avec Manapany ! si j’avais eu 30 ans de moins, je n’aurais pas
hésité ! Bref, j’ai bien fait de partir et de vivre une expérience de
plus, moi qui n’étais jamais allé en Asie .
Au départ, j’ai été stupéfait de la puissance de cet A380,
le dernier en date des Air bus . Sûrement, pensais-je, il doit consommer 10.000
litres de Kérosène dès que le pilote lâche les freins. Ahurissant !
A mon arrivée, petite difficulté avec la douane parce que je
ne pouvais donner l’adresse de mon fils mais je suis passé, malgré tout, la
préposée, sans doute, s’était dit « je ne vais pas ennuyer ce pauvre
vieil homme ! » et elle a balancé son tampon de visa !
Première impression : chaleur et moiteur , j’avais
l’idée qu’un orage se préparait mais non, le ciel était clair ,ce ne pouvait
être que le climat tropical car tropical, il l’était ! 33 ° !
Deuxième impression : les fils électriques qui
pendouillent en fagots et les pubs : des panneaux immenses dominant le
nœud autoroutier ! Quant aux buildings, New-York peut aller se
rhabiller !
Retrouvailles de mes petits enfants que je n’avais plus vus
depuis deux ans :Zoë, la plus grande ( 15) est devenue une belle petite
jeune fille, Maya (12) la matheuse qui jongle avec son kubikub et sa pyramide
est encore une gamine mais, malgré ses jeux permanents avec le petit Louis, on
s’aperçoit qu’elle va quitter l’enfance bientôt ; le petit Louis (9), lui
est devenu un accroc de l’ordinateur à
un point tel que Fiona,ma belle-fille, a du couper l’accès à la Wifi ! Au
grand dam de son grand’ père, il a trop souvent tendance à parler anglais mais
à une telle vitesse que je ne puis suivre la conversation. Renaud leur avait fait
la leçon de ne parler que le français tant que Dada était là mais, chassez le
naturel, ils ne pouvaient pas s’en empêcher, la langue anglaise étant leur
véhicule linguistique le plus courant.
Fiona, ma belle-fille, est une parfaite maîtresse de
maison : Malgré les 400 m2 de surface, et avec l’aide de sa bonne, Boun
–Tien, il y fait propre, je n’ai pas retrouvé la même propreté chez des voisins
ou amis. Elle traite, par ailleurs Boun-Tien comme une partenaire plus que
comme une domestique, différant en cela la plupart de ses homologues qui ont
plutôt tendance à abuser de leur domesticité. Les heures de prestation de
Boun-Tien sont beaucoup plus cool que celle de ses égaux. Elle ne travaille pas
plus de 8 heures par jour, dispose de tous sesweek-end . La norme étant une
sorte de néo-colonialisme que ne pratique pas du tout ma belle-fille ; je
suis fier d’elle !
Elle suit des cours de Thaï, ainsi que des cours d’art,
d’encadrement ; elle a un nombre invraisemblable de livres d’art sur les
villes où la famille est passée de
Madrid à Tripoli , de Tunis à Rio, vraiment un centre culturel et géographique
rare que l’on trouve partout dans la maison. Elle a également, acheté une
effigie du Bouddah qui est en bonne position , dans le salon, ainsi qu’un buste
de Bouddah, qui se trouve dans son living-room. Elle a aussi une attirance pour
la photo, surtout de la famille imitant en cela la vénération que les Thaï ont
pour leur Rama (roi)dont on voit des photos tout au long des routes !
Le lendemain de mon arrivée, nous sommes partis Fiona et moi
visiter un peu la ville avec le chauffeur Watt, et nous avons visité Watt-Pho,
le grand temple, le plus connu, avec son grand Bouddah revêtu d’or , couché ,
sur une longueur de 40 m environ ! J’ai aussitôt, acheté un chapeau fait
de papier et de polyester pour me protéger du soleil permanent qui frappait fort. Nous sommes allés ensuite
dans un petit restaurent le long du fleuve d’où l’on pouvait voir les barques
effilées à moteur qui faisaient sur la rivière un tohu-bohu assourdissant et
des vagues d’étrave qui venaient frapper les pilotis du restaurant de façon
continuelle.
Très belle journée pour me réhabituer à la vie normale et au
décalage horaire !
Mon fils Renaud, comme le dit Fiona, il bosse ! Il
gagne très largement sa vie car pour habiter un lieu et une villa pareille, il
ne faut pas vivre, comme moi, au raz des pâquerettes ! Ceci dit, il est
très généreux, à preuve, le billet d’avion qu’il m’a offert plus tous les frais
à sa charge une fois sur place. Son métier : géologue et il bosse pour une
Société pétrolière, ceci expliquant cela.
Nous sommes partis, le surlendemain, vers Koh Kut, une de
ces îles paradisiaques qui se trouvent dans le golfe de Thaïlande, à 5 heures
de route de Bangkok, au sud. Pour des raisons de sécurité et non parce qu’il
frime, la firme de Renaud ne veut pas que ses membres importants conduisent eux
même et voilà pourquoi Watt le chauffeur nous drivait à travers Bangkok et même, toute la Thaïlande. Très
pratique, évidemment ! Comme Renaud avait pris congé, il avait réservé une
paillote ou plutôt, un petit chalet à deux chambres dans un hôtel qui donnait
en plein sur une baie aux eaux tièdes et limpides.
jeudi 15 janvier 2015
De retour dans les zones fraîches
Oui, nous y sommes allés et ce fut une expérience magnifique. La famille, notre famille, asiatique avait mis les petits plats dans les grands et m'a reçu de façon royale.Après un vol sur un A380 de la compagnie Thaï, j'arrivais à Bangkok vers 7 heures du matin .Impressionnant le vol sur ce type d'avion, le dernier né des Airbus ; je ressens encore cette puissante vibration du départ où on doit consommer des tonnes de carburant mais pour un bidule de 560 tonnes c'est normal!
Voyage direct Paris- Bangkok , trajet que je suivais sur la carte par le truchement du petit écran placé sur le siège précédent.12 heures de vol mais étant habitué aux heures de navigation, en mer, je n'ai rien éprouvé de pénible, au contraire !
Mon fils m'attendait à l'aéroport avec Watt son chauffeur qui était d'une prévenance toute maternelle vis à vis de Khun Pho comme il m'appelait .Il faisait le tour de la voiture pour m'aider à descendre et me prenait par le bras; vraiment, très attentionné ! Tous les Thaïs sont très prévenants surtout avec les personnes âgées ! Je n'en revenais pas de ces courbettes, les deux mains jointes à chaque fois que vous passiez devant eux ou simplement , pour vous dire merci !
J'ai donc, après deux ans, retrouvé mes enfants et mes trois petits enfants : Fiona, Renaud et Zoë, Maya et Louis , le facétieux. Fiona, ma belle-fille m'a attribué la chambre de Louis , chambre avec salle de bain attenante, comme les autres chambres d'ailleurs.
La villa, située dans un parc protégé où se dressaient neuf propriétés de même acabit ! Celles ci sont occupées par des personnages importants ou des cadres supérieurs .Une piscine se trouvait à l'intérieur d'une sorte d'atrium ouvert mais alors, grand l'atrium !
Superbe la demeure, 400 m2 de surface et entourée d'arbres dont des bananiers et cocotiers.
Voyage direct Paris- Bangkok , trajet que je suivais sur la carte par le truchement du petit écran placé sur le siège précédent.12 heures de vol mais étant habitué aux heures de navigation, en mer, je n'ai rien éprouvé de pénible, au contraire !
Mon fils m'attendait à l'aéroport avec Watt son chauffeur qui était d'une prévenance toute maternelle vis à vis de Khun Pho comme il m'appelait .Il faisait le tour de la voiture pour m'aider à descendre et me prenait par le bras; vraiment, très attentionné ! Tous les Thaïs sont très prévenants surtout avec les personnes âgées ! Je n'en revenais pas de ces courbettes, les deux mains jointes à chaque fois que vous passiez devant eux ou simplement , pour vous dire merci !
J'ai donc, après deux ans, retrouvé mes enfants et mes trois petits enfants : Fiona, Renaud et Zoë, Maya et Louis , le facétieux. Fiona, ma belle-fille m'a attribué la chambre de Louis , chambre avec salle de bain attenante, comme les autres chambres d'ailleurs.
La villa, située dans un parc protégé où se dressaient neuf propriétés de même acabit ! Celles ci sont occupées par des personnages importants ou des cadres supérieurs .Une piscine se trouvait à l'intérieur d'une sorte d'atrium ouvert mais alors, grand l'atrium !
Superbe la demeure, 400 m2 de surface et entourée d'arbres dont des bananiers et cocotiers.
jeudi 11 décembre 2014
Bangkok
Yes, we can...
Que voilà une bonne nouvelle : nos parents de la lointaine Asie m'invitent à aller passer les fêtes de fin d'année à Bangkok
Ici, il fait relativement froid et le vent n arrête pas de nous bousculer tandis que là-bas nous frôlons les 30 ° et plus. Et , cerise sur le gâteau, la vie y est infiniment moins chère !
Je crois que je vais bien en profiter !
J'ai trouvé un petit jeune qui est en train de nettoyer et de donner une forme à mon livre qui devrait paraître sur Kindle et sur Kobo , incessamment, sous peu . Ce jeune est graphiste et cherche du travail mais par les temps qui courent...Dès que je dispose de la dernière version, je vous l'enverrai .
En tous cas, merci à Fiona et à Renaud de m'avoir fait parvenir les billets d'avion !
Que voilà une bonne nouvelle : nos parents de la lointaine Asie m'invitent à aller passer les fêtes de fin d'année à Bangkok
Ici, il fait relativement froid et le vent n arrête pas de nous bousculer tandis que là-bas nous frôlons les 30 ° et plus. Et , cerise sur le gâteau, la vie y est infiniment moins chère !
Je crois que je vais bien en profiter !
J'ai trouvé un petit jeune qui est en train de nettoyer et de donner une forme à mon livre qui devrait paraître sur Kindle et sur Kobo , incessamment, sous peu . Ce jeune est graphiste et cherche du travail mais par les temps qui courent...Dès que je dispose de la dernière version, je vous l'enverrai .
En tous cas, merci à Fiona et à Renaud de m'avoir fait parvenir les billets d'avion !
lundi 1 décembre 2014
A moitié vide ou aux trois quart ?
Où ma bêtise n'a d'égal que mon manque de mémoire !
Cinq fois non dix fois que cela m'est arrivé ! En fait, quand j'ai fait venir mon ami Franck de Vannes pour la réparation d'urgence qui s'imposait je ne me doutais pas le moins du monde, qu'à la vérité, le réservoir était vide....!!!!
Je téléphone à Gilles qui se rend de Sarzeau à Vannes pour aller chercher notre ami , il le fait de bon coeur, comme lui seul sait le faire . Franck se met au boulot vérifie l'arrivée de fuel amorce la pompinette, vérifie le décanteur, on met en route , ça marche ! oui mais en fait, si cela marchait c'était parce que Manapany ne gîtait pas et que là, dans le calme du port, il y avait encore suffisamment de fuel pour faire tourner le moteur.
Verdict de Franck : peut-être que le plongeur qui aspire le fuel dans le réservoir est fendu ou brisé et donc l'air y pénètre et empêche le fuel d'arriver.... Fais tout de même le plein histoire de rester au dessus du niveau fatal...
Le lendemain je me rends à la pompe et commence à remplir le réservoir, je mets cinq litres de fuel et le bruit caractéristique du réservoir plein arrive à mes oreilles; pas possible pensai-je, j'ai certainement consommé plus de cinq litre en ayant fait Lorient Belle-île pratiquement au moteur cad 30 milles en ensuite une partie de Belle-île au Crouesty, non cela ne se peut ! et je rajoute du fuel et là, surprise, je mets plus de 25 litres.
Et voilà le secret de l'histoire, quand au bout de cinq litres la pompe s 'est mise à refouler, ce n'était pas parce que le réservoir était plein mais c'est du à la pression de l'air dans le réservoir .
Je raconte l'affaire à Franck qui se marre ...Ben oui, il faudrait un évent dans le réservoir pour qu'il ny ait plus de reflux.
Ah, que j'en veux à John de m'avoir monté une jauge qui ne fonctionne pas !
Moralité, mais, je me connais, je vais oublier ! : j'ai commencé à tenir le nombre d heures de moteur sur le journal de bord. Chose que tout le monde fait mais moi, non, puisque je suis le plus intelligent... !
Cinq fois non dix fois que cela m'est arrivé ! En fait, quand j'ai fait venir mon ami Franck de Vannes pour la réparation d'urgence qui s'imposait je ne me doutais pas le moins du monde, qu'à la vérité, le réservoir était vide....!!!!
Je téléphone à Gilles qui se rend de Sarzeau à Vannes pour aller chercher notre ami , il le fait de bon coeur, comme lui seul sait le faire . Franck se met au boulot vérifie l'arrivée de fuel amorce la pompinette, vérifie le décanteur, on met en route , ça marche ! oui mais en fait, si cela marchait c'était parce que Manapany ne gîtait pas et que là, dans le calme du port, il y avait encore suffisamment de fuel pour faire tourner le moteur.
Verdict de Franck : peut-être que le plongeur qui aspire le fuel dans le réservoir est fendu ou brisé et donc l'air y pénètre et empêche le fuel d'arriver.... Fais tout de même le plein histoire de rester au dessus du niveau fatal...
Le lendemain je me rends à la pompe et commence à remplir le réservoir, je mets cinq litres de fuel et le bruit caractéristique du réservoir plein arrive à mes oreilles; pas possible pensai-je, j'ai certainement consommé plus de cinq litre en ayant fait Lorient Belle-île pratiquement au moteur cad 30 milles en ensuite une partie de Belle-île au Crouesty, non cela ne se peut ! et je rajoute du fuel et là, surprise, je mets plus de 25 litres.
Et voilà le secret de l'histoire, quand au bout de cinq litres la pompe s 'est mise à refouler, ce n'était pas parce que le réservoir était plein mais c'est du à la pression de l'air dans le réservoir .
Je raconte l'affaire à Franck qui se marre ...Ben oui, il faudrait un évent dans le réservoir pour qu'il ny ait plus de reflux.
Ah, que j'en veux à John de m'avoir monté une jauge qui ne fonctionne pas !
Moralité, mais, je me connais, je vais oublier ! : j'ai commencé à tenir le nombre d heures de moteur sur le journal de bord. Chose que tout le monde fait mais moi, non, puisque je suis le plus intelligent... !
lundi 24 novembre 2014
Des déboires , encore !
Panne de moteur !
Mais ce n est pas vrai ! je venais de virer de bord
pour me présenter dans le chenal d’entrée du Crouesty que voilà une fois de
plus mon moteur qui me lâche ! Mes voiles étaient affalées et je prenais tranquillement
mon cap et puis…patatras !
Maudissant le trafic infernal et le bruit insupportable
du quai Gambetta au Palais, j’avais
décidé de partir vers d’autres cieux : le Crouesty me disais-je, j’y serai bien plus tranquille.
Quand je suis sorti de l’avant port de Palais j’ai trouvé un vent fort, de la
mer et de la boucaille . Bof, ça commençait bien ! J’hésite sur la
conduite à tenir, faire demi-tour ?
c’était probablement ce que j’avais de mieux à faire mais voilà, je ne
suis pas sage et, têtu comme un Wallon peut l’être, je suis parti quand même. Tout a valdingué
dans la cambuse,les casseroles par terre, le frigo renversé les tiroirs ouverts
mais rien de cassé ! En outre, Joseph, mon pilote automatique ne pouvait
pas tenir dans cette mer formée et il m’a lâché dès le premier quart
d’heure ! Courageusement, j’ai repris la barre et me suis , dans un premier
temps, dirigé vers les Béniguets mais
voyant que j’étais au près, dans cette mer là, je décide d’abattre et d’aller
plus au portant vers la Teignouse . J’ai donc pris mon fidèle Garmin et l’ai questionné
pour connaître le cap : 34 me dit-il ! J’obtemperais et trouvais une mer toujours agitée mais plus
maniable puisque j’avais le vent de travers. Une heure après, je vis au travers de la brume
se profiler les premières bouées de la passe, j’étais soulagé et une demi heure
plus tard, je laissais la Teignouse derrière moi et trouvais une mer un peu
plus calme dans la baie de Quiberon . Je filais, en permanence 6 nœuds, on
allait vite, on serait au Crouesty dans
moins de deux heures.
Effectivement je passais la bouée sud Méaban vers cinq
heures de l’après midi, j allais battre mon record ! Je mis mon moteur en
route à 500 m des bouées d’entrée et
affalais mes voiles . Le moteur s’arrêta soudainement, j’essayais de le remettre
en route mais rien à faire il ne voulut point !
Je me mis à dériver lentement vers Méaban mais j’ai ,
immédiatement, relâché mon génois et me
dirigeai vers la passe d’entr ée du golfe du morbihan , je passais Port
Navalo, la mer était plus calme mais sachant que la marée descendait depuis
deux heures, je me doutais que je
n’irais pas loin ainsi et que je serais arrêté avant la Jument et Berder. Je me suis donc mis face au vent autant que
faire se peut, ai abattu mes lazy jacks pour faciliter la montée de la grande
voile et suis parvenu non sans pester un peu, à hisser ma grande voile qui
allait me permettre de faire demi-tour.
Je connais très bien la passe et le chenal d’entrée du
Crouesty mais la nuit était tombée car
il n’était pas loin de 7 heures du soir
. Je voyais les feux d’entrée de loin et les feux d’alignement pour me guider
et je décidais d’y aller plutôt que de faire plus d’une heure de route pour
rentrer à Port Haliguen . Mais de nuit ? sans moteur ? et la mer qui
commençait à descendre ?
A Dieu Vat, on y va ! Le vent me maintenait au largue
et je passais la première bouée à pleine vitesse, ma hantise était de cogner
les autres si je ne les voyais pas mais
je les vis et choisis de longer les vertes je passais les deux phares d’entrée du
port pour trouver un calme tellement absolu que je craignais de ne plus avancer
suffisamment pour trouver un ponton. J’y
parvins en évitant un gros trawler qui se trouvait amarré, sur ma route, J’en
profitais pour me déhaler sur lui et arrivais finalement, en pompant avec mon
gouvernail, à un ponton qui semblait mis là exprès
Deux personnes m’avaient entendu arriver et m’aidèrent à
m’amarrer . mais….
Le lendemain matin à 8 heures , comme je finissais de
déjeuner, un bateau qui arrivait de Camaret se présenta. Ils me dirent que j’étais à leur place. C’ètait l’Atlantica, un
voilier de 58 pieds, presque deux fois la longueur de Manapan y ; je le
connaissais pour l’avoir vu à Belle-île. Je proposais au capitaine de me
pousser un peu plus loin et finalement,ils me larguèrent au ponton V3 où je réussis à m’amarrer avec l’aide
d’autres personnes qui avaient repéré que j’étais en difficulté . C’est à ce
moment là que l’on s’aperçoit que bien lancer une amarre est une qualité primordiale pour un
marin !
lundi 17 novembre 2014
Groisillons, Groisillonnes, je vous ai compris !
Comme j avais hâte de rentrer sur Belle île, je suis allé me mettre à l abri à Port Tudy , en vue de reprendre la route le lendemain!
Il se fait que, après avoir consulté la météo, j aie préféré opter pour demain, mardi ,en effet, la mer est encore relativement forte au niveau d Birvideaux et je me méfie .
Je suis donc allé saluer et encouragé les trois mères qui font la grêve de la faim et, pour marquer ma solidarité , j ai hissé le grand pavillon wallon sur lequel j avais, au préalable fait imprimer le logo Insulaire solidaire ! Comme le pavillon est jaune avec le coq de Paulus , rouge, cela est du plus bel effet ! Bien que je ne sois pas en harmonie totale avec le mouvement, je suis, pour cette manifestation des mères, tout à fait derrière elles! Mon souhait cependant serait de voir une remise à plat de la façon de vivre à Belle île, privilégiant surtout une modestie des moyens favorisant la diminution drastique de tout ce qui est polluant. Il ne faudrait pas tomber dans le travers des bonnets rouges qui ne veulent pas changer quoique ce soit sur leur façon de vivre et continuer à polluer sous prétexte de sauver des emplois ! Pour ce qui me concerne, un emploi qui pollue est un mauvais emploi !
Il se fait que, après avoir consulté la météo, j aie préféré opter pour demain, mardi ,en effet, la mer est encore relativement forte au niveau d Birvideaux et je me méfie .
Je suis donc allé saluer et encouragé les trois mères qui font la grêve de la faim et, pour marquer ma solidarité , j ai hissé le grand pavillon wallon sur lequel j avais, au préalable fait imprimer le logo Insulaire solidaire ! Comme le pavillon est jaune avec le coq de Paulus , rouge, cela est du plus bel effet ! Bien que je ne sois pas en harmonie totale avec le mouvement, je suis, pour cette manifestation des mères, tout à fait derrière elles! Mon souhait cependant serait de voir une remise à plat de la façon de vivre à Belle île, privilégiant surtout une modestie des moyens favorisant la diminution drastique de tout ce qui est polluant. Il ne faudrait pas tomber dans le travers des bonnets rouges qui ne veulent pas changer quoique ce soit sur leur façon de vivre et continuer à polluer sous prétexte de sauver des emplois ! Pour ce qui me concerne, un emploi qui pollue est un mauvais emploi !
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