lundi 31 décembre 2012

C'est l'hiver

Ouais, c'est bien l'hiver ! Je guette les moments où Manapany qui s'encroûte pourrait se hasarder dans la baie en face mais...Un jour sur deux il y a trop de vent et nous ne pouvons aligner 48 heures de temps potable.
Donc , j'écoute l'appassionata jouée par Emil Gillels et cela me suffit,enfin presque.Je fais du pain et je me fristouille une gibelote de la bête à longues oreille dont on ne prononce pas le nom, à bord !
Et je continue à rêver de la traversée de l'Atlantique.
Un de mes amis allemand  qui possède " Gwenavel", un superbe Halberg Rassy de 34 Pieds me disait ne pas comprendre pourquoi je ne descendais pas avec Manapany. Ben j'en aurais bien envie mais pas en solitaire , en tous cas !
Mais c'est vrai me disait-il, le plus dur c'est le golfe de Gascogne après, une fois que tu es à La Corogne, jusqu'au sud Portugal tu as un port tous les 30 milles. Faire un saut jusqu'aux Canaries c'est assez simple et ensuite...tu as les Alizés. Autant dire l'autoroute qui te conduit aux Antilles sans avoir à changer de bord !
Quant au golfe de Gascogne, tu as maintenant une météo fiable à 8 jours. Il en faut 4 au maximum pour la traversée, ça peut très bien se prévoir, ça.! Tu sais continuait-il, ce que tu fais aujourd'hui, c'est naviguer de Ouessant à Yeu et ça , c'est bien plus dur que de traverser l'Atlantique. Tu as les marées dont il faut tenir compte, les courants, les rochers,les coups de vent soudains, les fonds à mesurer. C'est ton lot quotidien et c'est le plus difficile!
Et me voilà reparti dans les potentialités. Il faut revoir l'armement du bateau, l'étaiement, les voiles..
oui bien sûr, il faut un solent ou au moins un tourmentin de 3 à 4 m dès fois que.En cherchant sur le site "microsailing" que m'avait confié Gilles, mon pote, le meilleur règleur de voile de tout l'ouest, j'avais vu ce type de  voile à des prix plus qu"abordables. En fouillant les forums de Hisse et Oh, j'avais trouvé des fils qui trataient de l'affaire et j'ai puisé moult conseils relatifs à l'utilisation d'étais textile type Spectra ou Dyneema, pour ne pas avoir à acheter un étai largable en acier avec le système de tension qui va avec mais qui n'est pas donné.
J'ai trouvé sur Ebay des bouts de ce type directement aus Deutchland, chez Dyneema pour moins du tiers du prix que nous vendent nos chers Shipchandlers. Je les attend d'un moment à l'autre ! Vous dirai quoi plus tard quand Gilles et moi et pourquoi pas Tonnerre Gréements  qui m'avait si bien conseillé lors de ma sortie palpitante de Lorient ??
J'avais lors d'une visite au Crouesty vu un bateau qui avait un montage analogue à cela.
Tout ceci, amis équipiers pour vous dire que le génois à enrouleur, c'est bien mais c'est surtout bien quand il est entèrement déroulé sinon c'est nul! Il faut donc pour avoir un bateau sérieux, une trinquette sur mousquetons qui permettent de prendre plus aisément des vents forts.
Va y avoir de nouvelles techniques à apprendre, mes chers matelots !
Outre cela , vous dirai-je que nous allons passer sous pavillon belge, histoire d'éviter les tracasseries administratives que la règlementation française nous impose !


mercredi 28 novembre 2012

Naviguer seul ? non, pas à cette époque de l'année !

Evidemment qu'un malheur n'arrive jamais seul, et je suis payé pour le savoir ou plutôt, j'ai payé pour le savoir !
Début du mois , j'avais rendez-vous avec mon cardio à Lorient. Je pouvais profiter d'une fenêtre météo favorable pour y aller et j'y suis allé mais cela ne s'est pas passé comme je l'avais imaginé.

Le vent était fort, ce jour là et, au portant , de plus, quand j'ai viré la bouée verte des Basstresses,c'était carrément vent arrière. Manapany portait toute sa toile et , comme j'approchais de la Citadelle du Port-Louis, je me mis en position pour rentrer mon génois . Voilà que la drisse de mon enrouleur surpatte et donc , malgré mes efforts, je ne suis pas parvenu à la dégager. Mon pilote automatique était en réparation , je ne pouvais donc pas lâcher ma barre et aller à l'avant pour étouffer le foc qui, au moment où je passais la citadelle, s'est mis en torche. Il me fallait à tout prix affaler ma grande voile et donc, après l'ile st Michel je cherchais un quai pour faire cela tranquillement mais le vent avait encore forci et je ne pus affaler que au niveau de Pen Mané, après avoir mis mon moteur en route pour m'aider à mettre Manapany face au vent. Le lumbago que j'avais depuis quelques jour s'est, évidemment, manifesté à ce moment là, bref la totale. Un voilier ayant vu le manège, s'est approché et je lui ai crié que je ne pouvais pas me bouger parce que j'avais le dos coincé. J'ai fait route vers le port de plaisance de Lorient au quai des Indes et le bateau m'a suivi jusqu'aux pontons, m'a dépassé et s'est arrangé pour me recevoir à couple d'un autre bateau; merci gars ! Il a affalé complètement le génois et puis est parti sans attendre mes remercîments ! "Vous auriez fait pareil, si ça m'arrivait à moi " me dit-il !
Mon gênois était déchiré, là où j'avais repéré une faiblesse. La capitainerie m'a renseigné un voilier  qui venait de s'installer et qui acceptait de venir au port chercher la voile. Ô surprise c'était Charles-Edouard, un ancien commercial de la voilerie Tonnerre qui s'était mis à son compte.Il m'avait déjà, du temps de  Victor Tonnerre, le voilier de Tarbarly, réparé mon foc sur Thiluric.  Devis 220 € pour la réparation qui serait faite après le week-end .
Quand j'ai reçu la voile, le lundi, je me suis appliqué à l'endrailler sur l'enrouleur ...mais arrivé a mi-hauteur, la voile ne passe plus et un des éléments de l'enrouleur se détache;bof, un malheur de plus! J'appelle Charles-Edouard qui me conseille d'appeler Tonnerre Grément . Dont coût :77 €  en plus mais j'ai quand même eu droit à une révision complète de mon grément avec les instructions d'amélioration à apporter.

Moralité : Mon petit Charles, à ton âge, ne pars plus seul, surtout en hiveret puis, toujours avoir ton pilote automatique en bon état !

ya veremos !

mardi 30 octobre 2012

Manapany dans la tourmente (suite)

Nous sommes partis de Vannes à la première ouverture de l'écluse et du pont Kérino. Bien entendu, dans ces conditions nous avions le courant contre nous ce qui fait qu'avant la tourelle de la Truie d'Arradon, nous n'avancions pas. On a donc mis en route le moteur pour traverser le golfe, laissant à babord l'île aux moines et ensuite l'île de la jument , Berder et Gavrinis à tribord, er Lannig à babord et sommes sortis du golfe. Je laissais mon équipier barrer mais il n'arrivait pas à tenir le cap, il est vrai que la brume était là et que on ne voyait pas grand chose.
A l'approche de la Teignouse, j'ai préféré reprendre la barre car nous étions vent arrière et que , mon équipier ne pouvant pas tenir le cap, nous risquions l'empannage . Pour l'éviter j'ai établi une retenue de bôme qui nous a évité des passages intempestifs de la bôme, ce qui ne manquait pas vu la houle qui nous poussait qui à babord, qui à tribord, sans arrêt. Le soir tombait et les feux se sont allumés l'un après l'autre , la Teignouse en dernier et les feux du chenal aussi. J'aurais peut-être du prendre le passage des Béniguets qui est nettement plus court mais la route de la Teignouse est plus directe et c'est l'option que j'ai choisie. La mer était forte mais nous avaçions vite , 6 à 7 noeuds en permanence .On était secoués comme des vieux pruniers.
Nous avons vu sur babord le phare de Kerdonis et les lumière de Palais droit devant. Plus que 5 milles , le clapot ne s'apaisait pas,  au contraire quand nous fûmes à trois milles du port,il s'est amplifié et je me demandais comment j'allais faire pour rentrer dans le port avec pareil clapot. Nous avons mis le moteur en route et à un demi mille des bouées d'entrée, nous avons mis à la cape, laissant le foc à contre pour  pouvoir affaler ma grande voile. A quatre pattes j'ai rampé jusqu'au pied du mât, j'ai lâché la drisse de grande voile et je suis rentré dans le cockpit. Nous avons repris le cap et la grande voile est descendue toute seule, aux trois quart, nous laissant la possibilité de rentrer dans le port. La marée était basse, pas question d'entrer dans le port , plus avant. Nous avons attendu deux bonnes heures et nous nous sommes prudemment avancés vers l'écluse, au moins nous étions à l'abri. !
Nous avons laisé Manapany s'installer le long du quai, nous avons mis une cravate à son mât et je me suis installé dans ma couchette.Il était 23 heures.  Mon équipier a quitté le bord fâché par une dispute à propos d'horaires de marées  et n'est rentré qu'à 6 heures et demie du matin pour repartir avec son bagage. La détente après la tension de la traversée avait fait son effet !
Il me faut avouer que j'avais été un peu léger de prendre à bord, vu les conditions sportives que nous avons eues, un équipier qui n'avait fait que du dériveur. Le vent annoncé n'était que de 4 à 5 beaufort mais nous avons subi des rafales à 7 beaufort . Nous étions au portant mais quand même.... 

lundi 29 octobre 2012

Manapany dans la tourmente

Nous étions parti mercredi dernier de Sauzon ou j'étais allé chercher mon équipier . Nous avions l'intention de nous rendre à Vannes pour la réunion du lendemain soir.
Nous avons remonté, au près serré, le long de la côte  de Quiberon ! Nous étions à proximité de la rive quand nous avons aperçu une épave retournée . Cela ressemblait fort à un dériveur mais on ne distinguait  que l'étrave . Je signalais immédiatement la chose au Cross qui nous a demandé de rester sur place jusqu'à l'arrivée des secours . Un zodiac de la gendarmerie maritime est arrive vingt minutes plus s tard . Nous avions relevé la position pour la communiquer au Cross mais quand la gendarmerie est arrivée on ne voyait plus l'épave . Nous avons pu continuer notre route et nous nous sommes présentés, deux heures plus tard, dans les parages de la Teignouse à la troisième heure du jusant et nous avons tiré des bords pour passer mais le vent et le courant étaient contre nous et nous ne sommes passés qu'à la dernière heure du jusant . J'ai décidé alors de ne pas nous rendre au Crouesty mais de faire une halte à Port Haliguen.
C'était la bonne option car gagner le Crouesty au près en tirant des bords allait nous faire perdre beaucoup de temps .

Repartis le lendemain , vers 10 heures nous sommes tombés sur une brume suffisamment épaisse pour que nous ne puissions pas voir les bouées du champ ostréicole qui part de St Pierre de Quiberon à Carnac ; et, comme de bien entendu nous sommes tombés en plein dedans.Virer de bord et nous dégager par le sud ouest en espérant que nous n'accrocherions rien. Et nous n'avons rien accroché ! Nous sommes arrivés dans le golfe avec la fin de la marée montante soit vers 14 heures . A 16h 30 nous étions au pont de Kerino en attente de l'ouverture du pont ; une heure après, nous nous sommes installés au ponton d'honneur de la Capitainerie.

C'est le lendemain que nous avons valsé !....


jeudi 18 octobre 2012

le scooter électrique ? des news

Une amie , l'autre jour, m'a posé la question : " ton assoss de scooters électriques ça marche ?"
En tant qu'assoss , non , ça ne marche pas ...pour le moment.
mais les deux scooters que je possède marchent eux très bien ! J'en ai acheté un il y a deux ans et le deuxième début de cette année car je craignais de ne plus trouver de pièces de rechange , mais j'en ai trouvé !
Le fait d'avoir deux scooters au lieu d'un est un avantage car j'alterne les batteries que je mets en charge l'une après l'autre. Une des batteries commence à donner des signes de faiblesse mais je sais que je peux en trouver à 100 € , ce qui est relativement bon marché à côté des batteries au lithium qui elles valent 600 à 700 €.
Maintenant, j'ai trouvé à prêter mes scooters à des équipiers, ils en étaient très contents ces jeunes ! C'est donc un plus que j'offre .

Il faudrait que je trouve un système de participation pour ouvrir en grand cette idée d'Assosse . Si, comme vous en avez eu pour Manapany , vous aviez une idée géniale, je suis preneur ! J'ai bien vu qu'il y avait plus dans dix têtes que dans une qui plus est, chenue celle-là !

lundi 15 octobre 2012

Joseph m a lâché !

En rentrant de Pornic l'autre soir, j'avais un infirme à bord: Joseph.
Il faut que je vous explique: Joseph, c'est mon pilote automatique , je l'ai appelé Joseph pour ne pas faire comme les Anglois et l'appeler George. Donc et c'est dans ma logique contradictoire, je l'appelle Joseph !
Quand je suis rentré , j'ai ouvert la boite parce que j'avais vu que de l'eau sortait du boitier; par mesure de prudence et voulant à tout prix le sauver des eaux, je l'ai donc ouvert et l'équivalent d'un verre d'eau en est sorti !

Comme je l'avais acheté l'an dernier, il est toujours sous garantie . J'ai armé Manapany et nous sommes partis au Crouesty pour remettre l'appareil au magasin où je l'avais acheté.
Il y avait du vent 3/4 arrière, des grandes marées, enfin 90,et nous avons mis Manapany dans les meilleures conditions pour lui, au grand largue, mais, comme je me méfiais des sautes de vent, j'avais réduit ma toile et j'avais pris un ris. 7 noeuds en moyenne, 8.5 noeuds au passage de la Teignouse où ça ne cognait pas trop. Pas étonnant que, dans ces conditions ,nous ayons battu tous nos records et en deux heures et demie, nous étions devant le chenal du Crouesty. J'ai été à la Capitainerie déclarer ma présence et ensuite j'ai ramené le pilote chez Nautiloc où je l'avais acheté. On le renvoie chez Raymarine pour faire jouer la garantie . Expectare necessitum est !
Retour à Palais, dans les même conditions, à savoir : vent 4 à 5 beaufort, 3/4 arrière, la marée basse étant à 10.30 heures, il fallait repasser la Teignouse ou les Béniguets avant cette heure là ,à l'étale, pour ne pas avoir le courant dans le nez. Nous sommes arrivés à Palais à 12.30 h.
Deux jours pour aller faire une course, ce n'est pas mal !

jeudi 11 octobre 2012

Vero !

Après une petite sieste bien méritée, j'envoie un message à une amie AA qui vient souvent à Pornic. Deux heures après, coup de téléphone, coucou Charles, c'est Vero tu ne devineras pas où je suis ? Ben si, à Pornic pardi !
Je suis avec un ami et nous comptions prendre un café avec toi, d'accord ?
Nous étions convenus de nous retrouver sur le port et nous avons pris un café ensemble dans un petit troquet " où je viens souvent, après la réunion au groupe de Pornic.
Je n'avais plus vu Véronique depuis la Convention Bretagne à Loctudy en mai dernier. Depuis, nous avons correspondu, par mail, de temps à autres. Elle était allée en Chine pour passer un grade de Tai chi, elle en était revenue enchantée ! On se retrouvera à Joué lès Tours au Congrés National de AA France, les 16, 17, 18 novembre.
J'étais content de la voir, on avait passé de bons moments à Loctudy !

Le lendemain à 8h30,ça crachouillait et j'ai repris la route du retour vers  Belle-île , à repasser la Loire sans vent  et au moteur durant une bonne vingtaine de milles .J'ai avalé le reste de la brioche en route comme petit déj. Le vent s'est remis en route dans l'après-midi vers 16.30h , s'est établi au S.W . J'ai coupé le moteur et j'ai laissé le phare de la Banche loin derrière, ne me préoccupant que de la route compas car, de nouveau, la brume était sur nous. 
Arrivé aux environs d'Hoëdic, mon Ipad était déchargé et je n'ai vu qu'approximativement la route suivie sur mon Gps mais je ne v oyais pas le détail ;Abordant les cailloux d'Hoëdic par  le sud Ouest, je n'ai pas reconnu la place, je voyais des rochers mais sans les reconnaître et c'était normal, dans la brume et dans la pénombre du soir qui venait. J'avais fait une expérience avec mon Ipad mais la prochaine fois , il ne faut le laisser fonctionner que dans les endroits difficiles  ou de temps à autre car, il ne tient pas plus de quelques heures.
J'ai reconnu Dravanteg, les cailloux du passage des soeurs et l'île aux chevaux que nous avons longés par le Sud W et, dépassant la bouée du Pot de fer, nous avons continué vers le Nord W.
Le soir tombait et le vent avait forci, il continuait à pleuvoir , par intermittence,et, et, quand j'ai estimé que nous étions par le travers de Palais, j'ai rentré mon foc et j'ai viré de bord , naviguant comme les Hollandais, avec Grande voile seule et moteur, de manière à gagner une bonne heure ou plus plutôt que de tirer des bords. J'avais envie d'être arrivé !
Nous avons affalé devant Ramonette et nous nous sommes amarré sur le ponton flottant de l'avant port. Il était 19.30 !