Ben oui, j'ai un gabier attitré, un mousse qui peut grimper au mat quand cela est nécessaire.
Et je trouve cela très commode car c'est une question de poids. Quand je dois envoyer dans la hune quelqu'un qui pèse 80 kgs j'ai deux fois plus de mal que d'envoyer Olivier qui lui n'en pèse que 40.Je lui accorde quelques sous car toute peine mérite salaire mais il en coûte, à Manapany, bien moins cher que les 45 € l'heure d'un mécano quel qu'il soit.
Récemment encore, je l'ai envoyé là haut parce que ma girouette était bloquée;quand il est redescendu après avoir vérifié les réas et la girouette je lui ai demandé de vérifier les barres de flèche et il a découvert un truc à faire tomber le mat: une des ferrures de fixation de la barre de flèche babord était cassée . Cela veut dire que la barre de lèche en question ne tient plus que parce que le hauban l'appuie contre le mat. Si jamais elle venait à lâcher, on risque la chute du mat et donc...il faudra enlever le mat pour pouvoir réparer.
De toutes manières, il me fallait sortir le mat pour pouvoir y mettre, à bonne hauteur,le point de tire du nouvel étai largable que Manapany va s'offrir. Je n'ai pas de possibilité d'installer un tourmentin ni un solent qui seraient bien pratiques pour ne pas dire indispensables au cas où le vent forcirait.
Pour les non marins, je vous prie de vérifier tous ces termes techniques grâce à Wikipédia que vous avez tous sur votre ordinateur .
On verra cela avec Gilles au Crouesty et on en profitera pour refaire de la strate avec Michel quand Manapany sera au sec.
Ben , Manapany, mon petit père, on va bien s'occuper de toi , tu verras !
lundi 28 janvier 2013
vendredi 25 janvier 2013
A capitaine cowboy, équipiers rétifs....
Un de mes bons équipiers,( mais que dis-je là ? ils sont tous bons !) m'a envoyé un mail du Cap vert qui correspond bien à ce que je dis dans le titre: tout l'équipage du bateau est parti à cause de l'humeur du capitaine.Ils étaient 4 et les trois équipiers ont quitté le bord dégoûtés.
Ce n'est pas tout d'avoir un beau grand bateau, il faut aussi savoir mener les hommes.
Pour moi, il y a deux manières: la manière forte et l'autre
La manière forte est celle qui était pratiquée autrefois lors de ce qu'on appelle le Shangaïage . On vous soûlait la g.., on vous embarquait et vous vous retrouviez, le lendemain midi, alors que vous sortiez du coaltar à des dizaine de milles de votre port. Il fallait donc faire contre mauvaise fortune bon coeur et continuer sa route avec le bateau jusqu'à la première occasion de désertion.
Il y a encore de ces faux capitaines qui croient que la gueulante est la seule possibilité de faire des bons équipiers. J'en ai connu un qui se prenait pour Tabarly et qui, ne consultant jamais son équipage, décidait tout seul de ce que la journée allait nous réserver. Il y a eu une quasi mutinerie et, en ce qui me concerne , je ne suis plus jamais monté à son bord.Un autre avec qui je n'ai jamais voulu naviguer , connaissant sa réputation , n'arrêtait pas de gueuler sur ses équipiers qui bien entendu ne restaient pas longtemps avec lui.
Fabien et ses copains ont subi la même expérience mais, ce qui m'a fait le plus grand plaisir c'est qu'il m'a confié revenir en mars et reprendre contact avec moi, pour de futures croisières.
Pour ma part, je dois avoir une trentaine d'équipiers réguliers, qui reviennent dès qu'ils en ont la possibilité et donc j'en conclus que ma façon d'être avec mon équipage est la bonne !
Ce n'est pas tout d'avoir un beau grand bateau, il faut aussi savoir mener les hommes.
Pour moi, il y a deux manières: la manière forte et l'autre
La manière forte est celle qui était pratiquée autrefois lors de ce qu'on appelle le Shangaïage . On vous soûlait la g.., on vous embarquait et vous vous retrouviez, le lendemain midi, alors que vous sortiez du coaltar à des dizaine de milles de votre port. Il fallait donc faire contre mauvaise fortune bon coeur et continuer sa route avec le bateau jusqu'à la première occasion de désertion.
Il y a encore de ces faux capitaines qui croient que la gueulante est la seule possibilité de faire des bons équipiers. J'en ai connu un qui se prenait pour Tabarly et qui, ne consultant jamais son équipage, décidait tout seul de ce que la journée allait nous réserver. Il y a eu une quasi mutinerie et, en ce qui me concerne , je ne suis plus jamais monté à son bord.Un autre avec qui je n'ai jamais voulu naviguer , connaissant sa réputation , n'arrêtait pas de gueuler sur ses équipiers qui bien entendu ne restaient pas longtemps avec lui.
Fabien et ses copains ont subi la même expérience mais, ce qui m'a fait le plus grand plaisir c'est qu'il m'a confié revenir en mars et reprendre contact avec moi, pour de futures croisières.
Pour ma part, je dois avoir une trentaine d'équipiers réguliers, qui reviennent dès qu'ils en ont la possibilité et donc j'en conclus que ma façon d'être avec mon équipage est la bonne !
mercredi 16 janvier 2013
Encore un couac ....mais il le fait exprès !
Un de mes bons équipiers, Hervé Le Gonidec dit le Go m'a appelé, l'autre soir, pour me demander si je pouvais me rendre à Lorient. "Je suis décidé à donner ma participation à Manapany, sous forme de révision du moteur . Je vais m'occuper de tes injecteurs et également des bougies de préchauffage "
J'ai donc tâté le vent, trouvé une fenêtre météo et nous sommes partis Manapany et moi pour une nouvelle traversée.
Nous avons bien marché encore que, par le travers des Birvideaux, il y avait une mer assez forte et,comme nous étions vent arrière et que ce vent était tombé, ma bôme s'est mise a taper sur le bas hauban et l'embout de bôme s'est détaché. Mon sang ne fait qu'un tour: il faut affaler si on ne veut pas augmenter le risque de casse plus grand. Grâce aux lazy jacks, la voile a été contenue et j'ai pu affaler dans de bonnes conditions et bloquer cette bôme déjantée avec un bout que je trouvais tout prêt. Inutile de vous dire que j'ai capelé mon harnais de sécurité et que je l'ai croché à l'anneau du tangon devant le mât, afin d'éviter de passer par dessus bord avec les embardées telles que nous les vivions .J'ai donc repris ma route avec le seul génois mais il suffisait amplement car nous étions vent arrière. En arrivant à Lorient, avant la Citadelle de Port Louis, un bateau de la douane m'a fait des signes avec son phare mais je n'y ai rien compris, mes feux étaient allumés mais peut-être que le pavillon breton que je ^portais sur le pataras ne leur a pas plu car fort en lambeau . Suivant une école plus traditionelle que la mienne, les pavillons devraient toujours être en très bon état mais moi je le préfère ainsi et faire savoir à ces morveux que c'est un pavillon qui a connu les honneurs de la guerre et des coups de vent et que donc je suis fier de porter sur Manapany.
Et donc, mon bon Hervé est arrivé le lendemain au quai de Rohan,à huit heures tapantes, comme prévu. Il s'est attelé à sa tâche et deux heures après nous étions à l'atelier Normand qui a la représentation de Nanni . Comme l'avait prévu mon ami Hervé deux des injecteurs étaient douteux ( pissaient). On les commande, nous dit le chef et vous les aurez demain matin. J'avais des doutes car la maison mère était à Bordeaux mais non, le lendemain à 9h 30 les pièces étaient disponibles et Hervé a pu finir son travail.
Je l'ai invité à déjeuner à la "Tavarn ar Roi Morvan" où sévit Irène, la Pourlette, dont je vous ai déjà parlé. On a mangé comme des rois ;la Tavarn était pleine, comme d'habitude alors que, dans les restaurants des environs, il n'y avait âme qui vive. C'est dire la réputation de cette taverne spécialisée dans la cuisine typiquement bretonne. Dès fois que vous y passeriez, ce lieu ( plus que mythique puisque c'est de là que partent les Bagads de la semaine celtique de Lorient) se trouve en haut de l'avenue de la Bove et c'est tout près du port de plaisance.
En rentrant au port à Palais lors de mon retour, voilà mon signal de moteur qui s'allume en même temps que le sifflet d'alarme. Après investigations et consultation de l'ami Hervé contacté par téléphone " c'est probablement le rotor de la pompe du circuit de refroidissement qui est naze , vérifie si à l'échappement, de l'eau passe ou non ! Ben non elle ne passait pas. Donc démontage, pour ma pomme cette fois , remplacement de la dite pièce et le plus drôle, ça marche!
Le coût de la facture chez Normad dépassait les 300 € , voilà, c'est ma quote part m'a dit l'ami Hervé et celle de Marie, sa femme, bonne ^petite équipière qui adore venir faire ses classes sur notre voilier d'élite et des élites !
J'ai donc tâté le vent, trouvé une fenêtre météo et nous sommes partis Manapany et moi pour une nouvelle traversée.
Nous avons bien marché encore que, par le travers des Birvideaux, il y avait une mer assez forte et,comme nous étions vent arrière et que ce vent était tombé, ma bôme s'est mise a taper sur le bas hauban et l'embout de bôme s'est détaché. Mon sang ne fait qu'un tour: il faut affaler si on ne veut pas augmenter le risque de casse plus grand. Grâce aux lazy jacks, la voile a été contenue et j'ai pu affaler dans de bonnes conditions et bloquer cette bôme déjantée avec un bout que je trouvais tout prêt. Inutile de vous dire que j'ai capelé mon harnais de sécurité et que je l'ai croché à l'anneau du tangon devant le mât, afin d'éviter de passer par dessus bord avec les embardées telles que nous les vivions .J'ai donc repris ma route avec le seul génois mais il suffisait amplement car nous étions vent arrière. En arrivant à Lorient, avant la Citadelle de Port Louis, un bateau de la douane m'a fait des signes avec son phare mais je n'y ai rien compris, mes feux étaient allumés mais peut-être que le pavillon breton que je ^portais sur le pataras ne leur a pas plu car fort en lambeau . Suivant une école plus traditionelle que la mienne, les pavillons devraient toujours être en très bon état mais moi je le préfère ainsi et faire savoir à ces morveux que c'est un pavillon qui a connu les honneurs de la guerre et des coups de vent et que donc je suis fier de porter sur Manapany.
Et donc, mon bon Hervé est arrivé le lendemain au quai de Rohan,à huit heures tapantes, comme prévu. Il s'est attelé à sa tâche et deux heures après nous étions à l'atelier Normand qui a la représentation de Nanni . Comme l'avait prévu mon ami Hervé deux des injecteurs étaient douteux ( pissaient). On les commande, nous dit le chef et vous les aurez demain matin. J'avais des doutes car la maison mère était à Bordeaux mais non, le lendemain à 9h 30 les pièces étaient disponibles et Hervé a pu finir son travail.
Je l'ai invité à déjeuner à la "Tavarn ar Roi Morvan" où sévit Irène, la Pourlette, dont je vous ai déjà parlé. On a mangé comme des rois ;la Tavarn était pleine, comme d'habitude alors que, dans les restaurants des environs, il n'y avait âme qui vive. C'est dire la réputation de cette taverne spécialisée dans la cuisine typiquement bretonne. Dès fois que vous y passeriez, ce lieu ( plus que mythique puisque c'est de là que partent les Bagads de la semaine celtique de Lorient) se trouve en haut de l'avenue de la Bove et c'est tout près du port de plaisance.
En rentrant au port à Palais lors de mon retour, voilà mon signal de moteur qui s'allume en même temps que le sifflet d'alarme. Après investigations et consultation de l'ami Hervé contacté par téléphone " c'est probablement le rotor de la pompe du circuit de refroidissement qui est naze , vérifie si à l'échappement, de l'eau passe ou non ! Ben non elle ne passait pas. Donc démontage, pour ma pomme cette fois , remplacement de la dite pièce et le plus drôle, ça marche!
Le coût de la facture chez Normad dépassait les 300 € , voilà, c'est ma quote part m'a dit l'ami Hervé et celle de Marie, sa femme, bonne ^petite équipière qui adore venir faire ses classes sur notre voilier d'élite et des élites !
mardi 1 janvier 2013
Ah oui, j'oubliais : la purée de pois
C'est vrai cela, et c'est finalement le plus dur,dans notre Bretagne bien aimée: la brume et le brouillard !
En 2002, j'ai passé le raz de Sein, pour la première fois, dans un brouillard tellement épais qu' on ne voyait pas à 30 m;
Un ami m'avait demandé de ramener avec lui un Folie Douce ( 9 m) que l'on devait prendre à Groix. On nous a donc amené en voiture à Groix pour prendre livraison du dit voilier et le ramener à Perros. Après une halte à Audierne, nous sommes partis vers le Raz , j'avais un petit GPS portable mais à l'époque je ne l'utilisais pas au maximum de ses possibilités; par exemple, nous ne faisions pas le point toutes les dix minutes comme nous le faisons,désormais, systématiquement, en cas de brouillard,..
Je signalais notre approche de "la plate" à mon compagnon, il n'y avait pas de vent et nous n'avancions guère sauf que....
tout à coup, le courant qui était avec nous nous a entraîné, à vive allure entre la Plate et la Vieille . En fait,on était au plus gros du jus, c'est à dire la Troisième heure de marée et tous mes équipiers savent que c'est le moment ou le courant est le plus fort. C'était un courant de coëfficient 82 soit de vives eaux. J'ai eu tellement peur que, je vous l'assure, je me suis mis à prier Dieu à voix haute pour qu'il nous épargne. Dix minutes plus tard, le calme était revenu mais j'en tremble encore ! A à cette époque, le Folie Douce était muni d'un moteur rikiki, Diesel ok mais de 4 cv , beaucoup trop faible que pour nous sortir de là où le courant faisait au moins 7 noeuds
Une autre fois, avec Gilles, par brouillard encore, nous nous dirigions vers Penfret des Glénans et une fois de plus, on ne voyait que dalle ! Nous approchions de l'île au moteur car pas de vent, la nuit était tombée."Gilles vois-tu le phare, on n'est plus qu'à un quart de mille " "non, je ne vois rien " On continue notre approche," toujours rien ?" Non , je ne vois rien "
L'écho sondeur s'est mis à sonner , 6 m de fond !" Mouille" dis-je à Gilles ! A peine ancré, je jette un coup d'oeil vers le mat et je vois le Phare juste au-dessus de nous. !
Nous étions au sud de Penfret; on s'est guidé sur le piaillement des gwels que nous avions dérangés, pour contourner la pointe et trouver le mouillage où nous vîmes, à 20 m, les feux des voiliers qui y étaient ancrés.
J'ai passé le raz de Sein plus de dix fois dont trois par un brouillard tel que nous n'avons rien vu, ni la Vieille, ni la plate, rien...
Aujourdhui, on a le traceur qui nous indique très exactement où nous sommes mais de toutes manières,on fait le point toutes les dix minutes et l'on peut suivre notre trace sur la carte.
Nous avons bien appris et nous nous sommes adaptés!
En 2002, j'ai passé le raz de Sein, pour la première fois, dans un brouillard tellement épais qu' on ne voyait pas à 30 m;
Un ami m'avait demandé de ramener avec lui un Folie Douce ( 9 m) que l'on devait prendre à Groix. On nous a donc amené en voiture à Groix pour prendre livraison du dit voilier et le ramener à Perros. Après une halte à Audierne, nous sommes partis vers le Raz , j'avais un petit GPS portable mais à l'époque je ne l'utilisais pas au maximum de ses possibilités; par exemple, nous ne faisions pas le point toutes les dix minutes comme nous le faisons,désormais, systématiquement, en cas de brouillard,..
Je signalais notre approche de "la plate" à mon compagnon, il n'y avait pas de vent et nous n'avancions guère sauf que....
tout à coup, le courant qui était avec nous nous a entraîné, à vive allure entre la Plate et la Vieille . En fait,on était au plus gros du jus, c'est à dire la Troisième heure de marée et tous mes équipiers savent que c'est le moment ou le courant est le plus fort. C'était un courant de coëfficient 82 soit de vives eaux. J'ai eu tellement peur que, je vous l'assure, je me suis mis à prier Dieu à voix haute pour qu'il nous épargne. Dix minutes plus tard, le calme était revenu mais j'en tremble encore ! A à cette époque, le Folie Douce était muni d'un moteur rikiki, Diesel ok mais de 4 cv , beaucoup trop faible que pour nous sortir de là où le courant faisait au moins 7 noeuds
Une autre fois, avec Gilles, par brouillard encore, nous nous dirigions vers Penfret des Glénans et une fois de plus, on ne voyait que dalle ! Nous approchions de l'île au moteur car pas de vent, la nuit était tombée."Gilles vois-tu le phare, on n'est plus qu'à un quart de mille " "non, je ne vois rien " On continue notre approche," toujours rien ?" Non , je ne vois rien "
L'écho sondeur s'est mis à sonner , 6 m de fond !" Mouille" dis-je à Gilles ! A peine ancré, je jette un coup d'oeil vers le mat et je vois le Phare juste au-dessus de nous. !
Nous étions au sud de Penfret; on s'est guidé sur le piaillement des gwels que nous avions dérangés, pour contourner la pointe et trouver le mouillage où nous vîmes, à 20 m, les feux des voiliers qui y étaient ancrés.
J'ai passé le raz de Sein plus de dix fois dont trois par un brouillard tel que nous n'avons rien vu, ni la Vieille, ni la plate, rien...
Aujourdhui, on a le traceur qui nous indique très exactement où nous sommes mais de toutes manières,on fait le point toutes les dix minutes et l'on peut suivre notre trace sur la carte.
Nous avons bien appris et nous nous sommes adaptés!
lundi 31 décembre 2012
C'est l'hiver
Ouais, c'est bien l'hiver ! Je guette les moments où Manapany qui s'encroûte pourrait se hasarder dans la baie en face mais...Un jour sur deux il y a trop de vent et nous ne pouvons aligner 48 heures de temps potable.
Donc , j'écoute l'appassionata jouée par Emil Gillels et cela me suffit,enfin presque.Je fais du pain et je me fristouille une gibelote de la bête à longues oreille dont on ne prononce pas le nom, à bord !
Et je continue à rêver de la traversée de l'Atlantique.
Un de mes amis allemand qui possède " Gwenavel", un superbe Halberg Rassy de 34 Pieds me disait ne pas comprendre pourquoi je ne descendais pas avec Manapany. Ben j'en aurais bien envie mais pas en solitaire , en tous cas !
Mais c'est vrai me disait-il, le plus dur c'est le golfe de Gascogne après, une fois que tu es à La Corogne, jusqu'au sud Portugal tu as un port tous les 30 milles. Faire un saut jusqu'aux Canaries c'est assez simple et ensuite...tu as les Alizés. Autant dire l'autoroute qui te conduit aux Antilles sans avoir à changer de bord !
Quant au golfe de Gascogne, tu as maintenant une météo fiable à 8 jours. Il en faut 4 au maximum pour la traversée, ça peut très bien se prévoir, ça.! Tu sais continuait-il, ce que tu fais aujourd'hui, c'est naviguer de Ouessant à Yeu et ça , c'est bien plus dur que de traverser l'Atlantique. Tu as les marées dont il faut tenir compte, les courants, les rochers,les coups de vent soudains, les fonds à mesurer. C'est ton lot quotidien et c'est le plus difficile!
Et me voilà reparti dans les potentialités. Il faut revoir l'armement du bateau, l'étaiement, les voiles..
oui bien sûr, il faut un solent ou au moins un tourmentin de 3 à 4 m dès fois que.En cherchant sur le site "microsailing" que m'avait confié Gilles, mon pote, le meilleur règleur de voile de tout l'ouest, j'avais vu ce type de voile à des prix plus qu"abordables. En fouillant les forums de Hisse et Oh, j'avais trouvé des fils qui trataient de l'affaire et j'ai puisé moult conseils relatifs à l'utilisation d'étais textile type Spectra ou Dyneema, pour ne pas avoir à acheter un étai largable en acier avec le système de tension qui va avec mais qui n'est pas donné.
J'ai trouvé sur Ebay des bouts de ce type directement aus Deutchland, chez Dyneema pour moins du tiers du prix que nous vendent nos chers Shipchandlers. Je les attend d'un moment à l'autre ! Vous dirai quoi plus tard quand Gilles et moi et pourquoi pas Tonnerre Gréements qui m'avait si bien conseillé lors de ma sortie palpitante de Lorient ??
J'avais lors d'une visite au Crouesty vu un bateau qui avait un montage analogue à cela.
Tout ceci, amis équipiers pour vous dire que le génois à enrouleur, c'est bien mais c'est surtout bien quand il est entèrement déroulé sinon c'est nul! Il faut donc pour avoir un bateau sérieux, une trinquette sur mousquetons qui permettent de prendre plus aisément des vents forts.
Va y avoir de nouvelles techniques à apprendre, mes chers matelots !
Outre cela , vous dirai-je que nous allons passer sous pavillon belge, histoire d'éviter les tracasseries administratives que la règlementation française nous impose !
Donc , j'écoute l'appassionata jouée par Emil Gillels et cela me suffit,enfin presque.Je fais du pain et je me fristouille une gibelote de la bête à longues oreille dont on ne prononce pas le nom, à bord !
Et je continue à rêver de la traversée de l'Atlantique.
Un de mes amis allemand qui possède " Gwenavel", un superbe Halberg Rassy de 34 Pieds me disait ne pas comprendre pourquoi je ne descendais pas avec Manapany. Ben j'en aurais bien envie mais pas en solitaire , en tous cas !
Mais c'est vrai me disait-il, le plus dur c'est le golfe de Gascogne après, une fois que tu es à La Corogne, jusqu'au sud Portugal tu as un port tous les 30 milles. Faire un saut jusqu'aux Canaries c'est assez simple et ensuite...tu as les Alizés. Autant dire l'autoroute qui te conduit aux Antilles sans avoir à changer de bord !
Quant au golfe de Gascogne, tu as maintenant une météo fiable à 8 jours. Il en faut 4 au maximum pour la traversée, ça peut très bien se prévoir, ça.! Tu sais continuait-il, ce que tu fais aujourd'hui, c'est naviguer de Ouessant à Yeu et ça , c'est bien plus dur que de traverser l'Atlantique. Tu as les marées dont il faut tenir compte, les courants, les rochers,les coups de vent soudains, les fonds à mesurer. C'est ton lot quotidien et c'est le plus difficile!
Et me voilà reparti dans les potentialités. Il faut revoir l'armement du bateau, l'étaiement, les voiles..
oui bien sûr, il faut un solent ou au moins un tourmentin de 3 à 4 m dès fois que.En cherchant sur le site "microsailing" que m'avait confié Gilles, mon pote, le meilleur règleur de voile de tout l'ouest, j'avais vu ce type de voile à des prix plus qu"abordables. En fouillant les forums de Hisse et Oh, j'avais trouvé des fils qui trataient de l'affaire et j'ai puisé moult conseils relatifs à l'utilisation d'étais textile type Spectra ou Dyneema, pour ne pas avoir à acheter un étai largable en acier avec le système de tension qui va avec mais qui n'est pas donné.
J'ai trouvé sur Ebay des bouts de ce type directement aus Deutchland, chez Dyneema pour moins du tiers du prix que nous vendent nos chers Shipchandlers. Je les attend d'un moment à l'autre ! Vous dirai quoi plus tard quand Gilles et moi et pourquoi pas Tonnerre Gréements qui m'avait si bien conseillé lors de ma sortie palpitante de Lorient ??
J'avais lors d'une visite au Crouesty vu un bateau qui avait un montage analogue à cela.
Tout ceci, amis équipiers pour vous dire que le génois à enrouleur, c'est bien mais c'est surtout bien quand il est entèrement déroulé sinon c'est nul! Il faut donc pour avoir un bateau sérieux, une trinquette sur mousquetons qui permettent de prendre plus aisément des vents forts.
Va y avoir de nouvelles techniques à apprendre, mes chers matelots !
Outre cela , vous dirai-je que nous allons passer sous pavillon belge, histoire d'éviter les tracasseries administratives que la règlementation française nous impose !
mercredi 28 novembre 2012
Naviguer seul ? non, pas à cette époque de l'année !
Evidemment qu'un malheur n'arrive jamais seul, et je suis payé pour le savoir ou plutôt, j'ai payé pour le savoir !
Début du mois , j'avais rendez-vous avec mon cardio à Lorient. Je pouvais profiter d'une fenêtre météo favorable pour y aller et j'y suis allé mais cela ne s'est pas passé comme je l'avais imaginé.
Le vent était fort, ce jour là et, au portant , de plus, quand j'ai viré la bouée verte des Basstresses,c'était carrément vent arrière. Manapany portait toute sa toile et , comme j'approchais de la Citadelle du Port-Louis, je me mis en position pour rentrer mon génois . Voilà que la drisse de mon enrouleur surpatte et donc , malgré mes efforts, je ne suis pas parvenu à la dégager. Mon pilote automatique était en réparation , je ne pouvais donc pas lâcher ma barre et aller à l'avant pour étouffer le foc qui, au moment où je passais la citadelle, s'est mis en torche. Il me fallait à tout prix affaler ma grande voile et donc, après l'ile st Michel je cherchais un quai pour faire cela tranquillement mais le vent avait encore forci et je ne pus affaler que au niveau de Pen Mané, après avoir mis mon moteur en route pour m'aider à mettre Manapany face au vent. Le lumbago que j'avais depuis quelques jour s'est, évidemment, manifesté à ce moment là, bref la totale. Un voilier ayant vu le manège, s'est approché et je lui ai crié que je ne pouvais pas me bouger parce que j'avais le dos coincé. J'ai fait route vers le port de plaisance de Lorient au quai des Indes et le bateau m'a suivi jusqu'aux pontons, m'a dépassé et s'est arrangé pour me recevoir à couple d'un autre bateau; merci gars ! Il a affalé complètement le génois et puis est parti sans attendre mes remercîments ! "Vous auriez fait pareil, si ça m'arrivait à moi " me dit-il !
Mon gênois était déchiré, là où j'avais repéré une faiblesse. La capitainerie m'a renseigné un voilier qui venait de s'installer et qui acceptait de venir au port chercher la voile. Ô surprise c'était Charles-Edouard, un ancien commercial de la voilerie Tonnerre qui s'était mis à son compte.Il m'avait déjà, du temps de Victor Tonnerre, le voilier de Tarbarly, réparé mon foc sur Thiluric. Devis 220 € pour la réparation qui serait faite après le week-end .
Quand j'ai reçu la voile, le lundi, je me suis appliqué à l'endrailler sur l'enrouleur ...mais arrivé a mi-hauteur, la voile ne passe plus et un des éléments de l'enrouleur se détache;bof, un malheur de plus! J'appelle Charles-Edouard qui me conseille d'appeler Tonnerre Grément . Dont coût :77 € en plus mais j'ai quand même eu droit à une révision complète de mon grément avec les instructions d'amélioration à apporter.
Moralité : Mon petit Charles, à ton âge, ne pars plus seul, surtout en hiveret puis, toujours avoir ton pilote automatique en bon état !
ya veremos !
Début du mois , j'avais rendez-vous avec mon cardio à Lorient. Je pouvais profiter d'une fenêtre météo favorable pour y aller et j'y suis allé mais cela ne s'est pas passé comme je l'avais imaginé.
Le vent était fort, ce jour là et, au portant , de plus, quand j'ai viré la bouée verte des Basstresses,c'était carrément vent arrière. Manapany portait toute sa toile et , comme j'approchais de la Citadelle du Port-Louis, je me mis en position pour rentrer mon génois . Voilà que la drisse de mon enrouleur surpatte et donc , malgré mes efforts, je ne suis pas parvenu à la dégager. Mon pilote automatique était en réparation , je ne pouvais donc pas lâcher ma barre et aller à l'avant pour étouffer le foc qui, au moment où je passais la citadelle, s'est mis en torche. Il me fallait à tout prix affaler ma grande voile et donc, après l'ile st Michel je cherchais un quai pour faire cela tranquillement mais le vent avait encore forci et je ne pus affaler que au niveau de Pen Mané, après avoir mis mon moteur en route pour m'aider à mettre Manapany face au vent. Le lumbago que j'avais depuis quelques jour s'est, évidemment, manifesté à ce moment là, bref la totale. Un voilier ayant vu le manège, s'est approché et je lui ai crié que je ne pouvais pas me bouger parce que j'avais le dos coincé. J'ai fait route vers le port de plaisance de Lorient au quai des Indes et le bateau m'a suivi jusqu'aux pontons, m'a dépassé et s'est arrangé pour me recevoir à couple d'un autre bateau; merci gars ! Il a affalé complètement le génois et puis est parti sans attendre mes remercîments ! "Vous auriez fait pareil, si ça m'arrivait à moi " me dit-il !
Mon gênois était déchiré, là où j'avais repéré une faiblesse. La capitainerie m'a renseigné un voilier qui venait de s'installer et qui acceptait de venir au port chercher la voile. Ô surprise c'était Charles-Edouard, un ancien commercial de la voilerie Tonnerre qui s'était mis à son compte.Il m'avait déjà, du temps de Victor Tonnerre, le voilier de Tarbarly, réparé mon foc sur Thiluric. Devis 220 € pour la réparation qui serait faite après le week-end .
Quand j'ai reçu la voile, le lundi, je me suis appliqué à l'endrailler sur l'enrouleur ...mais arrivé a mi-hauteur, la voile ne passe plus et un des éléments de l'enrouleur se détache;bof, un malheur de plus! J'appelle Charles-Edouard qui me conseille d'appeler Tonnerre Grément . Dont coût :77 € en plus mais j'ai quand même eu droit à une révision complète de mon grément avec les instructions d'amélioration à apporter.
Moralité : Mon petit Charles, à ton âge, ne pars plus seul, surtout en hiveret puis, toujours avoir ton pilote automatique en bon état !
ya veremos !
mardi 30 octobre 2012
Manapany dans la tourmente (suite)
Nous sommes partis de Vannes à la première ouverture de l'écluse et du pont Kérino. Bien entendu, dans ces conditions nous avions le courant contre nous ce qui fait qu'avant la tourelle de la Truie d'Arradon, nous n'avancions pas. On a donc mis en route le moteur pour traverser le golfe, laissant à babord l'île aux moines et ensuite l'île de la jument , Berder et Gavrinis à tribord, er Lannig à babord et sommes sortis du golfe. Je laissais mon équipier barrer mais il n'arrivait pas à tenir le cap, il est vrai que la brume était là et que on ne voyait pas grand chose.
A l'approche de la Teignouse, j'ai préféré reprendre la barre car nous étions vent arrière et que , mon équipier ne pouvant pas tenir le cap, nous risquions l'empannage . Pour l'éviter j'ai établi une retenue de bôme qui nous a évité des passages intempestifs de la bôme, ce qui ne manquait pas vu la houle qui nous poussait qui à babord, qui à tribord, sans arrêt. Le soir tombait et les feux se sont allumés l'un après l'autre , la Teignouse en dernier et les feux du chenal aussi. J'aurais peut-être du prendre le passage des Béniguets qui est nettement plus court mais la route de la Teignouse est plus directe et c'est l'option que j'ai choisie. La mer était forte mais nous avaçions vite , 6 à 7 noeuds en permanence .On était secoués comme des vieux pruniers.
Nous avons vu sur babord le phare de Kerdonis et les lumière de Palais droit devant. Plus que 5 milles , le clapot ne s'apaisait pas, au contraire quand nous fûmes à trois milles du port,il s'est amplifié et je me demandais comment j'allais faire pour rentrer dans le port avec pareil clapot. Nous avons mis le moteur en route et à un demi mille des bouées d'entrée, nous avons mis à la cape, laissant le foc à contre pour pouvoir affaler ma grande voile. A quatre pattes j'ai rampé jusqu'au pied du mât, j'ai lâché la drisse de grande voile et je suis rentré dans le cockpit. Nous avons repris le cap et la grande voile est descendue toute seule, aux trois quart, nous laissant la possibilité de rentrer dans le port. La marée était basse, pas question d'entrer dans le port , plus avant. Nous avons attendu deux bonnes heures et nous nous sommes prudemment avancés vers l'écluse, au moins nous étions à l'abri. !
Nous avons laisé Manapany s'installer le long du quai, nous avons mis une cravate à son mât et je me suis installé dans ma couchette.Il était 23 heures. Mon équipier a quitté le bord fâché par une dispute à propos d'horaires de marées et n'est rentré qu'à 6 heures et demie du matin pour repartir avec son bagage. La détente après la tension de la traversée avait fait son effet !
Il me faut avouer que j'avais été un peu léger de prendre à bord, vu les conditions sportives que nous avons eues, un équipier qui n'avait fait que du dériveur. Le vent annoncé n'était que de 4 à 5 beaufort mais nous avons subi des rafales à 7 beaufort . Nous étions au portant mais quand même....
A l'approche de la Teignouse, j'ai préféré reprendre la barre car nous étions vent arrière et que , mon équipier ne pouvant pas tenir le cap, nous risquions l'empannage . Pour l'éviter j'ai établi une retenue de bôme qui nous a évité des passages intempestifs de la bôme, ce qui ne manquait pas vu la houle qui nous poussait qui à babord, qui à tribord, sans arrêt. Le soir tombait et les feux se sont allumés l'un après l'autre , la Teignouse en dernier et les feux du chenal aussi. J'aurais peut-être du prendre le passage des Béniguets qui est nettement plus court mais la route de la Teignouse est plus directe et c'est l'option que j'ai choisie. La mer était forte mais nous avaçions vite , 6 à 7 noeuds en permanence .On était secoués comme des vieux pruniers.
Nous avons vu sur babord le phare de Kerdonis et les lumière de Palais droit devant. Plus que 5 milles , le clapot ne s'apaisait pas, au contraire quand nous fûmes à trois milles du port,il s'est amplifié et je me demandais comment j'allais faire pour rentrer dans le port avec pareil clapot. Nous avons mis le moteur en route et à un demi mille des bouées d'entrée, nous avons mis à la cape, laissant le foc à contre pour pouvoir affaler ma grande voile. A quatre pattes j'ai rampé jusqu'au pied du mât, j'ai lâché la drisse de grande voile et je suis rentré dans le cockpit. Nous avons repris le cap et la grande voile est descendue toute seule, aux trois quart, nous laissant la possibilité de rentrer dans le port. La marée était basse, pas question d'entrer dans le port , plus avant. Nous avons attendu deux bonnes heures et nous nous sommes prudemment avancés vers l'écluse, au moins nous étions à l'abri. !
Nous avons laisé Manapany s'installer le long du quai, nous avons mis une cravate à son mât et je me suis installé dans ma couchette.Il était 23 heures. Mon équipier a quitté le bord fâché par une dispute à propos d'horaires de marées et n'est rentré qu'à 6 heures et demie du matin pour repartir avec son bagage. La détente après la tension de la traversée avait fait son effet !
Il me faut avouer que j'avais été un peu léger de prendre à bord, vu les conditions sportives que nous avons eues, un équipier qui n'avait fait que du dériveur. Le vent annoncé n'était que de 4 à 5 beaufort mais nous avons subi des rafales à 7 beaufort . Nous étions au portant mais quand même....
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